jeudi 16 septembre 2004

délire apocalypticodramatique

Aujourd’hui, je pense à tous les gens qui pensent à moi. Tous les gens qui me connaissent, ou qui croient me connaître, tous les gens qui me méprisent, ceux qui me haïssent - ceux qui me craignent, peut-être. Tous les gens qui ont raison, et tous les gens qui ont tort. Où est la vérité ?

Souvent, au hasard d’une fiction visuelle ou audio-visuelle quelconque, l’on croise des personnages doués d’une vision particulière. Celle de l’avenir, la plupart du temps.
J’aimerais posséder une vision semblable : celle qui mène à la vérité. Par ce mot, j’entends une notion opposée à l’erreur, au mensonge ou à l’ignorance (et non pas la Vérité absolue que je laisserai prudemment au vestiaire) : donc une vérité essentiellement liée à l’humanité, à ses suppositions, ses doutes et ses choix.
Savoir ce qu’il en est exactement des sévices infligés aux prisonniers irakiens. Savoir ce que l’on cache aux peuples et ce que les peuples cachent. Savoir où sont finalement les clés que l’on jure surnaturellement disparues par un moment d’inattention. Savoir ce que cache l’aversion ce celle-ci pour celle-ci, la méchanceté de celui-ci, la complicité de ces deux-là. Connaître, de chaque situation, les causes, les conditions et les possibles conséquences, connaître la véritable pertinence de chaque projet, de chaque remarque.

Mais peut-être est-ce impossible, peut-être ce fantasme n’est-il que le fruit d’un esprit rêveur, sans racine et sans but.

Qui sait ?

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