mardi 28 septembre 2004

un poème (pas de moi, rassurez-vous ^^)

...et promis, c'est le dernier post dans la veine surréalisto-poético-irrationnelle.

LE DÉSIR EST UN MOT QUI NE SE PRONONCE PAS

Je ne pourrai plus rendre seul le lyrisme de nos lèvres,
Renoncer à la prose,
De nos corps volubiles...
Seul sans mot trouver le verbe
Du désert des élans de ta chair
Sous les sueurs
De ton flanc de tes mots
Puiser l'eau qui chuchote
Sur tes côtes
Sur ton dos
Il me faut
Être cygne
Sur le sable, sur la fable de ton miel
Être l'aile qui te berce
Te caresse, te pénètre de mon âme à tout rompre
Le tien,
Pour ce faire je serai comme l'air des cheveux comme la brise qui brille sur
Le gouffre de tes yeux lorsque pleut le désir et ma main et la tienne qui glissent
Comme l'argile de la main de mon corps qui se colle et se fond dans tes
Doigts anguleux dans le creux des soupirs trop souvent exhalés sans la courbe de ton nez la folie de ton lobe l'amertume de tes cils lorsqu'ils battent en chamade la charade de tes seins lorsqu'ils valsent au soleil

La merveille de tes joues
La tendresse de tes cuisses
L'innocence de ton cou
À présent
Je veux être le loup je veux être le cri
Je dois être hurlement sur
Les vagues de l'autel sur les glaces du ciel sacrement sur tes golfes sacrés à l'orée à l'aurore de ton front le lever
L'astre d'or
L'astre rouge qui pardonne à ta lèvre
Qui engloutit ta chair et psalmodie ton nom sur le luxe de l'étoffe de tes rêves apaisés
Je serai comme le souffle subtil qui défile sur le long de tes eaux qui embrasse de ton âme le mystère de tes mots. Le silence de ta peau.


David Groulx

1 commentaire:

collectif des araingées-sans-soupe a dit…

héhéhéhé comment as-tu trouvé mon poème??? Qui es-tu? C'est trop drôle!

David Groulx

orbicole@hotmail.com