mercredi 29 décembre 2004

britney will always be britney

I just wanna have some fun
And I'll do it until I'm done
I'm Telling You..

I'm just some crazy kind of girl
I'll tell it to the world

I've just begun

Having my fun, Yeah!

mardi 28 décembre 2004

gwen stefani - love.angel.music.baby

ça ne plaît pas à tout le monde. je le savais déjà quand je l'écoutais à la fnac, mais la réaction de ma famille l'a confirmé. pourtant, je n'ai pas souvent ressenti autant d'enthousiasme pour un album. bien sûr, toutes les pistes ne sont pas aussi renversantes les unes que les autres, mais l.a.m.b recèle pour moi des trésors. il suffisait de me voir, sautant presque sur place dans le rayon pop de la fnac... c'est un album plein de pêche et d'humour, comme une piqûre de vie.

prenez par exemple la première chanson. le mieux, c'est de l'écouter au casque, de plonger la seringue directement dans la veine. d'abord, des appaudissements. un piano. une voix, quelques phrases... on sent le public, on voit presque la fille. en deux mots elle évoque son groupe, No Doubt, à la veille de son premier single solo.
"what an amazing time. what a family... how did the years go by? now it's only me..." court silence.

et ça explose, ça martèle "tick! tack! tick! tack!" sur des basses, électriques, inattendues. quelques mots japonais jetés en sample.
(il va falloir s'habituer: du japonais, l.a.m.b; en est plein. ou plus exactement, quatre japonaises, les "harajuku girls" de gwen, chacune rattachées à un des mots fétiches: love, angel, music, baby. http://membres.lycos.fr/vergnaud/japon/tokyo/harajuku/
http://www.tokyoessentials.com/harajuku.html)

puis la vraie chanson commence, portée dans tous les sens par une voix un peu surréaliste, presque marilyn (monroe ^^). elle raconte, tout simplement... le mélange de flemme et de non-inspiration qui l'empêche d'écrire son single. comme dans le titre (What You Waiting For?), elle s'adresse à elle-même.

(...)"Like an echo pedal, you're repeating yourself
You know it all by heart
Why are you standing in one place
Born to blossom, bloom to perish
Your moment will run out
Cause of your sex chromosome
I know it's so messed up, how our society all thinks (for sure)
Life is short, you're capable (uh-huh)

Oh, ah, oh
Look at your watch now
You're still a super hot female
You got your million-dollar contract
And they're all waiting for your hot track"(...)

ce n'est qu'une infime partie des paroles... elles laissent parfois perplexe, font parfois rire, on ne sait pas sur quel pied danser et c'est ça qui fait la magie de l.a.m.b., en plus des références (en grande partie "alice au pays des merveilles" pour What You Waiting For?, surtout dans le clip (à voir aussi!), mais aussi les contes en général, le Japon, les drive-ins, Vivienne Westwood, John Galliano... le clip de "Rich Girl" parodie aussi "amour, gloire et beauté" ^^). tout ça n'a rien de pédant, cela entoure le personnage étrange, touchant, drôle et funky de gwen, et ça mêle l'artiste à son oeuvre d'une façon charmante.

je sais que je suis dithyrambique, je donne l'impression de lui vouer un culte, ou un truc tordu dans le genre. en réalité, je me rends bien compte que tout n'est pas parfait dans ce disque et que gwen stefani n'est pas nécessairement un génie musical. mais d'une manière générale, quand je dis que j'aime un livre ou un cd, j'exagère souvent. je suis très rarement vraiment touchée par un artiste, donc quand je le suis, j'ai tendance à m'emballer.

si vous n'aimez pas... essayez de ne pas m'en dégoûter tout de suite é_è

en nocturne

Je me sens mal. Mais parfois la fatigue ne suffit pas à m'assommer complètement... Parfois je voudrais pouvoir penser à autre chose qu'à l'obscurité, le néant, les épines sans roses et la pluie sans couleurs. Je regarde autour de moi mais rien ne change. Qu’est-ce qui en moi gâche tout de cette façon ?

Ma gorge est douloureuse, je fume trop. Ma tête est lourde, ma peau trop fine et meurtrie. Mes muscles sont raides et même écrire est difficile mais peu importe, c’est le seul morceau de vérité dans ce décor abandonné. Je suis mon propre personnage. Acte mille, scène un. Le théâtre est vide, ma tête est déserte, seuls résonnent les trois coups de l’ironie, de la folie et de l’amour. Les trois drames se jouent ce soir, sans public et sans texte, non… Que le silence… Let the show begin then, and may the end be dark, may the death be slow, at least this would bring beauty.

Dérisoire. Je ne sais pas ce que je cherche. Ecrire, écrire encore, c’est la seule chose que je puisse faire pour échapper à cette putain de culpabilité… Personne n’en veut aux mots, non, personne ne méprise une page ou une ligne… Ecrire pour m’épancher, pour cracher dans le vide tout ce que je me reproche de posséder, tout ce dont personne ne veut et qui tourne en moi en rageant comme un fauve en cage. Ecrire ! La seule liberté qui m’importe, car à quoi bon être libre si on n’est pas aimée ? Non, plutôt que de me frapper encore, de me blesser, de me plier pour correspondre à ce que l’on veut de moi, plutôt que de supplier, plutôt que de mentir, je préfère écrire que je cherche, au fond, je le sais, je cherche la perfection.
Cette nuit j’ai rêvé que c’était mon sang que tu aimais, alors pour te plaire, je t’offrais mes veines. C’était beau et languide.