mercredi 21 décembre 2005

bye-bye, baby




Le soleil se couche sur ce blog et sur Venise.

Envie d'en savoir plus sur l'arrêt de ce blog et éventuellement le commencement d'un nouveau? litcheebaby@hotmail.com

jeudi 20 octobre 2005

j'ai deux amours



ma veste et ma robe.

mardi 11 octobre 2005




oui, je sais, il est très tard. il n'y a pas d'heure pour s'autocongratuler.

EDIT dans l'après-midi: j'ai un cadeau pour vous. c'est tout simple. quelques recherches à faire sur google qui mènent à des résultats étonnants :D

cherchez donc:

miserable failure
gros balourd
nicolas sarkozy

pour les deux premiers, vous pouvez même utiliser le bouton "j'ai de la chance". c'est pas beau ça?

pourquoi? comment? c'est par là.

mercredi 21 septembre 2005

the sound of silence

je vous avertis qu'aujourd'hui je blogge par désir de productivité uniquement.

j'ai réussi après maints bricolages à me brancher sur gwen stefani sans déranger hao dans ses haaa! wooosh, gloarg et autres éléments sonores wowiens.

je dois avouer que je ressens un certain confort. c'est quand même plutôt coule d'écrire allongée sur un lit, débraillée et bouffie, les oreilles en joie, msn à portée de main sur un tout joli petit kawaii pc de geek ... sous linux ... ok, ça c'est à ranger dans la colonne inconvénients.

les placards sont pleins de bonnes choses, coca, cidre et vodka au frais, sirop, grignotages sucré-chocolaté-graisseux en tous genres, bouffe asiat, soupes, pâtes, et, inévitablement, surgelés.

je suis à mi-chemin d'un bouquin grave ténèbre qui s'appelle Le Maître des Illusions. ça parle de l'étude du grec ancien, d'universitaires anachroniques et mystérieux, de meurtre, du Vermont et de transes spirituelles. on a l'impression que ça va être super chiant et en fait, non. c'est donna tartt qui l'a écrit.

hao et moi, pour l'instant on s'est pas tapé dessus. je dirais même qu'on cohabite bien, même si la plupart du temps ça se résume à rester chacune sur son pc sans embêter l'autre.

on dirait que je fais précisément ce que j'essaie de ne pas faire d'habitude: raconter ma vie, dont tout le monde se branle. néanmoins, parfois, se contenter d'énumérer des faits anodins est la manière la plus efficace de faire entrer des gens à l'intérieur de soi(il y a bien un autre moyen, me direz-vous. que rigoureusement ma mère m'interdit de nommer ici).

portez-vous bien, tous. d'autres litcheenews demain ou un autre jour.





I've seen your face a thousand times
Have all your stories memorized
I've kissed your lips a million ways
But I still love to have you around

I've held you too many times to count
I think I know you inside out
And we're together most days
But I still love to have you around

You're the one I want and it's not just phase
You're the one I trust, our love is the real thing

Don't go away
My love (my love)
I want you to stay
In my life
Don't go away
My lover (my love)
I'm happiest when we spend time

You're a salty water ocean wave
You knock me down, you kiss my face
I know the storms will always come
But I still love to have you around

Heaven knows what will come next
So emotional, you're so complex
A rollercoaster built to crash
But I still love to have you around

You're the one I want and it's not just a phase
You're the one I trust, our love is the real thing
Don't go away
My love (my love)
I want you to stay
In my life
Don't go away
My lover (my love)
I'm happiest when we spend time (it's only you and I)

It's you there when I close my eyes
And you in the morning
I never thought you'd still be mine
Or I'd really need to have you around

Don't go away
My love (my love)
I want you to stay
In my life
Don't go away
My lover (my love)
I need you, you're my love supply

Gwen Stefani - the Real Thing

mercredi 31 août 2005

Où est Litchee?

Bonjour, amis de Litchee!

...Je vous prierai tout d'abord de ne pas m'imaginer vêtue d'un pull à rayures et d'un bonnet.

J'ai eu envie de vous écrire, aujourd'hui. (En fait, c'était hier. Ne perdez pas le fil) J'étais au soleil, écoutant Nostalgie et regardant un gamin sauter sur les bosses en vélo avec des cris de joie.
Maintenant, je suis rentrée. J'ai pleeein de trucs à vous raconter.

Pour commencer, petite relecture de mon cahier. Pas mal de billets d'humeur sauvages un peu oubliés: "Le souvenir de la tranquilité. D'une chambre minuscule mais qui, bonheur, fermait à clé et sentait l'encens." "J'aime la douceur, j'aime ce qui est lisse" "Je cache entre mes bras des pleurs secs, tremblants. J'ai mal à mon putain de nez, merde" "Les gestes quotidiens s'enchaînent (...). Ils ont parfois quelque chose d'apaisant (...). L'effort réside dans la contrainte. La liberté suffit à annuler l'effort."

Qui a dit "lunatique"?

A part ça, les Orchestrades. Dix jours intenses. Un côté doux, un côté dur. Beaucoup, beaucoup de sensations.
Un peu de confusion aussi. La musique, comme ça, tout le temps, tout autour, les concerts, le plaisir, la fatigue, le stress, la concentration... l'émotion. Tout le monde aime sentir ses entrailles danser, surtout un archet dans la main, d'accord, c'est indescriptible. Mais tant de fois en si peu de temps, putain, whoo.

Lui, aussi.
Que puis-je dire sans frôler l'impudeur?
Je suis heureuse. Voilà. ^_^


Dans un mois, même moins, je serai de nouveau à Nantes. Mon île de Versailles, mon soleil, mes rues, ma Fnac, mon passage Pommeraye, mon tabac devant la fac, mon tram, ma liberté.
Et ma loutre avec moi, aussi. Et mon morse, le plus possible. Et les autres, je vous fais confiance aussi pour les absinthes à la Gargouille, le vrai repas de temps en temps (économie = sagesse estudiantine), le slam du 13bis... et mon fuckin' anniversaire.
Oh, et puis on ira peut-être en cours, pour changer.

Je sens, et c'est si rare, le goût du bonheur.

mardi 19 juillet 2005

Dolly Parton - We Had It All


i can hear the wind a blowin' in my mind
same way it use to sound
through the Georgia pines
you were always there to answer
when I'd call
you & me
we had it all

i remember how you used to touch my hair
reaching for a feeling that was always there
you were the best thing in my life
i can recall
you & me
we had it all

i know that we can never live those times again
but i let these dreams take me back to where we've been
and i'll stay there with you
just as long as I can
oh it was so good
it was so good
it was so good
when you were my man

but I'll never stop believing in your smile
even though you didn't stay, it was all worth while
you were the best thing in my life
i can recall
oh baby didn't we
didn't we just have it all

i know that we could never get that far again
so i let these memories take me on back to where we've been
and i stay there with you just as long as i can
it was so good, it really was
it was so good, oh oh
it was so good
when you were my man

you were the best thing
in my life
i can recall
baby, baby, baby...
you & me, hey, right...
we had it all...


dois-je commenter, dois-je expliquer? l'émotion fantastique que dégage cette chanson... se faire un peu peur quelques secondes et puis fermer les paupières sur la certitude du bonheur.

we actually have it all.


mercredi 6 juillet 2005

wrapped up in books

j'ai retrouvé mes "j'aime lire".

je ne faisais qu'en parler parfois au détour d'une conversation, depuis bien des années. je me souvenais un peu de Moumouche le chat-ogre, d'un chevalier jardinier et des Lili Moutarde... de voitures-refuges, de princesses, d'enfants et d'aventures. j'avais parfois le flash d'un mot que les j'aime lire m'avaient appris, comme talisman, cador, linceul, calife, astronef... des illustrations me revenaient quand quelqu'un perdait ses clés, évoquait une barbe tressée à l'égyptienne ou encore un de ces terribles serpents cracheurs.
je les ai lus et relus - ceux de mes soeurs, puis les miens, j'en ai bu toutes les couleurs, tous les contes, tous les univers. je les connais comme mon propre corps.

et aujourd'hui je suis montée les chercher, en équilibre sur les rampes de bois étroites qui quadrillent le grenier. cette grosse caisse poussiéreuse... viens par là, ma belle, nous avons à nous embrasser.

à l'ouverture, c'est vingt mille nerfs oubliés qui se mainfestent soudain dans des parties de moi presques étouffées sous les ronces. les couvertures suffisent à raviver Ernestine Coeur de Pain qui cache du pain dans tous les coins, à force d'en acheter à son beau boulanger. Lila la petite sorcière et ses indescriptibles tantes et son mouton qui dort en rond. Wagonbulle la camionnette jaune et blanche. le Scarabus et l'île... l'île? ...Eléphantine.

parfois, les histoires restent vagues, mais l'émotion frappe seule. je crois qu'elle était triste à mourir, l'histoire de l'ourse grise; j'ai dû avoir peur du navire ensorcelé et me suis sûrement passionnée pour la croisade de Bilomba dans la brousse. j'ai adoré le petit dragon et ses naseaux ronds un peu fumants qui frétillent avant même que l'on n'effleure le livre.
peut-on se trouver plus humble et plus reconnaissante qu'à genoux devant ces petits cahiers rouges qui m'ont appris à rêver?... dans les nuages avec le Canarama. en Russie aux côtés d'Ivan le Magnifique. juste next door avec Julie que sa famille ne comprend pas, Mick qui veut sauver ses chats et Mona qui joue une Blanche-Neige trop foncée. je sens... sincèrement, je sens le goût du raisin enchanté. je ne peux pas voir un chow-chow sans penser au chien-lion. j'ai découvert l'étrange avec le roi tortueux de la planète rose. j'ai compris l'impalpable à la vue des drinns translucides.

ce soir, j'en ai sélectionné une vingtaine, parmi les soupirs poussés en épluchant la pile. ce soir, le monde amer n'existe plus.
j'ai retrouvé mes paysages.

mardi 28 juin 2005

litchee's back and pétassing

je vais renommer ce blog "vol au-dessus d'un nid de chaussures"...

aujourd'hui, j'ai fait du shoppineuh. au départ, je devais m'en tenir à mon but premier et principal (et ne dépenser que le budget ad hoc, c'est-à-dire pas beaucoup et dans la raisonnable intention de faire un investissement): des chaussures de pétasse(tm) . mais comme je suis prévoyante et que j'ai trop regardé la pub Marithé+François Girbaud, j'ai pris un peu plus là où on achète les sous. juste un tout petit petit peu plus. au cas où que dans mon Promod local, ils aient des choses dans le genre et que ça coûterait juste pile ce que j'aurais, et une fois n'est pas coutume mieux vaut un tiens que deux tu l'auras et pierre qui roule...

en fait, j'ai acheté une robe très chère dans un magasin haïpe. soldée à -50%, mais toujours très chère - plus des chaussures de pétasse, mais pas très chères, elles. elles sont blanches avec une imprimé fleuri vers les rose et comme chacun sait, cette saison is flower power. avec une fleur en tissu. et des talons de dix centimètres. et elles sont impossibles à porter. il n'ya pas une personne qui ne rie de moi dans la rue avec. je les adore.

j'avais plein de trucs à dire, sinon, mais j'ai une mémoire de dory, j'ai oublié.

flûte!

mardi 21 juin 2005

Plaisir de saupoudrer ce blog...
...d'un soupçon...
...de shoe-rréalisme.

vendredi 17 juin 2005

oui

j'ai copié. sur missikea. honte à moi.

en même temps, missikea ne lit pas mon blog.

*sourire malin*


j'ai fait un quiz, il est par là ------>
et il vous permettra de savoir si vraiment, vous pouvez vous prétendre litchologue.


(ou du moins, you see. si quelqu'un voulait prétendre au titre, il faudrait bien que j'aie prévu le coup à l'avance)

jeudi 16 juin 2005




Hmm.

N'ayant pas le temps hier, j'avais prévu de commenter cette photo aujourd'hui... Et puis je me suis dit que c'était peut-être inutile. En fait, en voyant les commentaires, je me dis que j'avais raison d'y penser.

Donc, oui, Dolly Parton a une coiffure... américaine. Toute en volume, donc. Elle a des seins d'une taille surnaturelle et est très probablement refaite (et attention, là on parle pas de trois giclées de Botox, plutôt de remodelage complet des os du visage...). Elle porte des tenues extravagantes et ne sort jamais de chez elle sans maquillage. Elle possède un parc d'attractions nommé Dollywood et elle est blonde, blonde, blonde.

Mais elle est unique. Elle écrit, elle compose, elle chante, elle joue. Elle est glamour, drôle, lucide, émouvante. Elle était une petite fille de rien du tout au milieu des autres et elle s'est hissée toute seule à la force du poignet pour devenir une superstar. Elle a une voix dont je n'ai jamais entendu l'égal. C'est cette sorte de femme qui fait des allusions sexuelles en disant que ça n'embête sûrement pas Dieu qu'on s'amuse un peu. Cette sorte qui dit aux jeunes chanteuses qu'elles sont too cute, so pretty, certainement beaucoup plus qu'elle ne l'était à leur âge, et ne lui parlez pas de maintenant. Avec son grand sourire Email Diamant. C'est écrit sur sa peau, combien elle est sincère, combien elle est childish avec son rire de petite fille et combien elle est indépendante. Elle a fait ce qu'elle voulait faire dans sa vie - celle qui a affirmé tranquillement le jour de la remise de son diplôme au lycée, au moment du discours expliquant les projets pour l'avenir: "I'm going to Nashville to be a Country music star."

Moi, je la trouve belle et j'emmerde ceux qui me trouvent ridicule. Ne sortons pas les "oh oui la vieille histoire de la petite fille pauvre qui décide qu'elle sera riche et célèbre, le truc parfait pour faire pleurer dans les chaumières" et consorts du placard. C'est peut-être la seule star vivante que j'admire, la seule que j'aurais aimé rencontrer.

So Dolly.

Dolly Parton - More Where That Came From

I've been through hell and half of Louisiana
Lookin' for a man like you
I know you could have any woman you want
(And I know you've had a few)
I know I've got some stiff competition
They ain't got nothin' on me
'Cause I've got something that you've been missin'
I practice what I preach


'Cause I wanna be your lover
I wanna be your friend
And I wanna be your full-time woman
Closer than your kin
I wanna be your satisfaction
Be your number one
And just when you think I can't love you any better
Well, I have just begun...
'Cause there's more where that came from
There's more where that came from


And I want your clothes in my closet
My name on your mail
And I want my love to be your faucet
Drinkin' from an endless well
I want your kids to call me Mama
I want you to call me Hun
I wanna be the one you love and honor
When it's all been said and done


'Cause I wanna be your lover
I wanna be your friend
And I wanna be your full-time woman
Closer than your kin
I wanna be your satisfaction
Be your number one
And just when you think I can't love you any better
Well, I have just begun...
'Cause there's more where that came from
That's right, there's more where that came from


Oh, I wanna be your lover lover lover !!
I wanna be that, I wanna be that
And I wanna be your satisfaction
I wanna be that, I wanna be that...

samedi 4 juin 2005

somewhere over the rainbow

...oui, j'ai réfléchi longtemps au jeu de mots du titre. ^^ j'avais aussi pensé à "gay moments" ... je vous épargne les autres. j'ai préféré suivre ma tradition de titre-chanson, c'est moins lourd (je crois).

ha c'était fuuuucking coule. pas de remontées individualistes pour un jour, ça fait pas de mal. raconter, ce serait faner (et puis j'ai pas le temps pour tout vous dire). juste quelques photos! (supprimées pour cause de surcharge du blog ... qui a dit "enlève plutôt les gifs" ?)

et le petit frisson: "aujourd'hui c'est notre journée..." je vous jure, sur le moment, ça fait quelque chose. on est pour ou contre, mais une journée comme ça sur trois cent soixante cinq, je vous jure, c'est pas trop.

mercredi 1 juin 2005

hahahahahahahahaha

juste un mot pour prouver que je suis capable de poster du boulot, au péril de ma vie, le coeur battant, mon gobelet de café pressé sur le coeur et l'oreille tendue vers le couloir.

héhéhé.

je suis la blogueuse la plus rapide de l'ouest.
(à part toi, superman, tu ne comptes pas. et pis fais gaffe un peu à ton identité secrète.)

mercredi 18 mai 2005

vendredi 13 mai 2005

drop it like it's hot

Les sensations tactiles c'est: la cigarette entre les doigts. Le cuir des chaussures sur les mollets. Le ventre sur l'oreiller. Les cheveux dans le cou. Le sable sur les pieds.

Les sensations visuelles c'est: la fumée dans la nuit. Les lumières à la tombée du jour. Le ciel du soir d'été. La mer au soleil. Les gens. Les pavés sur la rue. L'arc-en-ciel.

Les sensations olfactives c'est: l'eau de fleurs d'oranger. L'encens nag champa. La brise d'été. La peau des Autres. Les fraises écrasées. Le rouge à lèvres.

Les sensations auditives c'est: les basses qui vibrent. Le chant des criquets nocturnes. Les vagues sur la plage. Le feu qui gazouille. La voix de Marilyn Monroe. Le stylo sur la feuille.

Les sensations gustatives c'est: les chamallows fondus. Les cerises mûres et juteuses. les glaces à l'eau. Le caramel mou et chaud. L'alcool amer sur la langue. La fumée qui descend.


Se jeter dans l'eau comme au ralenti avec toutes ces éclaboussures autour.

Un fruit entamé avec sa peau luisante, sa chair palpitante, son jus qui perle et qui miroite.

La chaleur des rayons du soleil sur les paupières.

Le fard qu'on étale au pinceau.

Les cristaux de sucre.

La soie qui fait des plis.

Une mèche de cheveux.

Le jus d'orange fraîchement pressé.

La brume du petit matin d'hiver.

La boule dans la gorge.

La crispation du ventre.






Courir sans raison.

mercredi 4 mai 2005

funkytown

Allez, une nouvelle note en direct (en léger différé, en fait, parce que j'écris d'abord dans mon cahier et ensuite je recopie dans mon blog, mais vous n'avez pas besoin de savoir ça, chers téléspectateurs - NE LE LISEZ PAS!) de ma clope-du-soir-à-la-fenêtre.

Alors voilà, il est 3:30 (environ). Parce que j'ai commencé à regarder Shrek 2 vers 23:30; puis j'ai regardé tous les bonus, et puis aussi re-les chansons pour voir ce qu'elles donnaient en français (elles sont moins bien, forcément).
C'est drôle, j'ai toujours ce sentiment non pas de malaise, mais de douleur sourde et agréable vers le ventre (bien que j'aille un peu vachement mieux), quand je suis là à regarder les étoiles et à penser à des trucs.

C'est un peu consternant, ce que j'écris quand je vais bien, hein? Plus de style, plus de cohérence, et j'ai l'impression d'arriver encore moins bien à faire passer mes émotions.
Ca ne m'arrive pas souvent, d'avoir une expression orale qui me vient avant l'expression écrite; pourtant c'est le cas maintenant. J'ai même envie de vous laisser tomber et de reprendre mon Nick Hornby et d'aller me fourrer dans mon lit, bizarre!


"Quand je vois des choses qui brillent

ça me fait penser à toi, Reira

je me demande pourquoi...

Je n'en ai pas la moindre idée"

(Shin)

Mon étoile, tu ne brilles pas plus fort que les autres, ce soir. Il n'y a pas de nuages. Regarder les étoiles est une chose que j'ai l'impression de faire pour la première fois aujourd'hui.
Pourquoi?

(currently playing in litchee's mind: Eels - I Need Some Sleep)

Je suis contente, même si cela ne veut pas dire que je ne vais plus m'en faire, je m'en fais toujours. Simplement ce soir, j'ai l'impression d'être traversée par plein d'émotions artistiques.


Do you think I've grown up? :)



I love you sweeties, love you all.


"...and they lived happily ever after"

vendredi 22 avril 2005

romance sans paroles

Muddy Waters

Ca faisait longtemps, je crois, l’envie d’écrire pour écrire… Peut-être pas une thérapie, mais pas envie d’y réfléchir, juste envie d’écrire, les mots sucrés, les mots nacrés, et le blues, i just want to make love to you. Un peu d’amertume quand même, parce que je ne suis pas tranquille, je ne suis jamais tranquille, vous m’entendez ? Je ne me laisse jamais seule, jamais. Je la hais un peu cette amertume, tumeur maligne dans ma gorge, conscience, désespérance (et celui-là chanterait « et tooon absence… tooon absence… », souvenirs de chambre étroite et de cigarettes à la fenêtre, vent dans les feuilles, à regarder les filles passer en repliant leurs ailes derrière leurs pulls moulants, faber-castell et grand cahier jaune plein d’inconnues de tram et de fac).

t.A.T.u.

30 minutes, a blink of an eye...

Whitney Houston

OOOH I wanna daaance with somebooody (who loooves meee). …Quelle voix. Quels effets parfaitement maîtrisés, quelles montées subtiles, quels ornements délicats. Quelle énergie. Faut-il aimer la vie pour chanter comme ça ? Imaginez-la sur scène. Quelle foudre. J’aime sentir une telle vibration, c’est peut-être l’essence même de la danse, d’ailleurs.

Abba

Peut-être la solution de mon énigme, pourquoi certains ressentent la même émotion que moi à travers une bonne pop, une électro, un truc pailleté qui colore l’atmosphère, et d’autres non ? Peut-être que ce sont ceux qui savent danser. Qui comprennent cette émotion particulière indépendante du reste de la musique. Un slow, du country, du 80’s, un R&B débile, quelle importance ? Le show. Le balancement. L’expression.

Sonic Youth

Daft Punk

Un sommeil sans réveil. Une nuit de rêves éternels. Un sommeil sans la peur. Un sommeil sans l’angoisse. Please.

Dr. John

This piano notes are like crystal tears falling down my cheeks. They’re terribly cold. But I’m always cold now. In the sofa, between the sheets, facing that screen. Always. And my throat hurts when I try to sing.

Lynda Lemay

Allons bon. J’aurais préféré que personne n’écrive une chanson qui s’appelle “Décevoir”.

En un sens, j’ai envie de croire, à chaque fois, que j’en vaux la peine.

A quoi tu rimes, toi ? tu dis d’abord j’écris pour écrire et puis tu pars encore dans la psychanalyse. On peut pas te faire confiance, ma vieille, rends-toi à l’évidence, tu sais rien faire…

« Tu sais où j’ me les mets tes belles remontrances ?

Puisque j’ai pas d’cervelle, c’est bien là où tu penses

S’il fallait que j’m’en veuille, chaque fois que j’fais d’la peine

Je serais dans mon cercueil j’me serais ouvert les veines… »

Tiens, il fallait qu’il arrive, cet album, finalement.

« Sidonie O. dit n’aimer rien tant

Que l’azur à l’orée du couchant, ça lui plaît

Ooh, ça l’envoûte…

Ca fait passer le goût du chiendent

Comme à chaque peine sa fin de jour…

L’arrière-saison le temps d’une vespérale… »

Same Script, Different Cast :

What you're saying could be true
But how can I take advice from you

I'm not hating
But I wish the one before me
Would have warned me too

Don't say no more (lalalala)
Uncover your ears girl
I'm not listening (lalalala)
But I know you hear me
Maybe my reasons are wrong
But I know that you believe me

This is a retake of my life
I was his star for many nights
Now the roles have changed
And you're the leading lady in his life
Lights, camera, now you're on
Just remember you've been warned
Enjoy it now, cause it won't last
Same script, different cast

It's your fault you didn't love him enough
That's the problem
I loved him too much
And when you love him
He becomes unattracted to you

Oh no, he's changed and I'll prove you wrong
So go away, leave us the hell alone

He loves me (he'll hurt you)
He'll stay with me (he'll leave you)
For sure, for sure …"


For sure.

jeudi 21 avril 2005

gribouilles & grabouilles

Bon, ce n'est pas le plan le plus flatteur. Mais, quand même, que c'est beau, que c'était beau...


à droite, le morse, absorbé par le mode d'emploi de son pinceau. à droite, marianne, sa bouteille de gnôle/gouache noire à la main (faut bien ça pour supporter, en plus de l'odeur de peinture et des jeux à boire, de passer la nuit avec le morse ^^). au fond, myself. quelle pose flatteuse.

hao, la loutre rouge, en plus de prendre la photo, surveille la scène sur le mur de droite.

mercredi 20 avril 2005

mon chat est mort.

oh, que j'ai froid. que j'ai froid. que j'ai froid.

jeudi 14 avril 2005

Angie don't you weep

Assise sur le rebord de ma fenêtre, j'écoute ce CD que j'ai fait pour toi. Il pleut. De temps en temps, le vent fait frapper ces gouttes contre moi et c'est froid. Ce sont les larmes que je ne verse plus, mais elles sont toujours là, dehors, partout.
Il paraît que l'amour c'est comme un cigarette. Oui, cet amour, c'est comme cette cigarette et toutes celles que j'ai fumées avec toi. Elle se consume lentement, et c'est bon. Cette fumée qui vient en moi. Bouffée après bouffée, plaisir après plaisir, "minute after minute, hour after hour". Je l'accueille sans me rendre compte. Je l'attends. Je l'aime.
Jusqu'au filtre.
Amer. Noir de toute ce qu'il a accumulé. Noir de souvenirs et d'émotion.

Oui, je me complais, c'est vrai. Je caresse le bord rugueux de mon fume-cigarette. Je ferme les yeux, je sombre, je les rouvre.
Et maintenant Georgia... Georgia... No peace I find. Jus' an ol' sweet song...
Cette pluie qui ne veut pas cesser. Dans mon ventre, elle bat comme un orgasme.

Dans mes oreilles, dans ma poitrine, elle bat comme un coeur.

Je ne sais plus si je veux qu'elle s'arrête. Je crois que je crois en elle comme je crois en toi. Avec lassitude, avec ironie. Parce que maintenant je l'ai comprise. Je ne comprends pas le soleil, je l'aime. Je ne le touche pas, je ne l'atteins pas, je l'adore. Je le laisse m'étreindre. Je crois le toucher mais je caresse le vent. L'herbe. Les fleurs. Il est trop loin, trop beau.
La pluie, je la pleure. Je la moque. Je la pousse. La pluie... Je souris.

Et les autres, ils sont dans ce paquet de mangues à côté de moi. Je ne les ai aps touchées encore parce que je suis trop pleine de toi pour avoir faim. Mais crois-moi, je le ferai. Le sucre, ce sera pour plus tard.
Après cette autre cigarette.


C'est drôle, maintenant c'est "Dreams Are My Reality". Et tu vois, c'est un sourire différent. Parce que ça, c'est ce que tu ne m'as pas pris. Moi. Mes rêves. Le sentiment proche de la joie que j'éprouve en écoutant ce genre de chansons. Les films que j'aime. La beauté. Douce. Universelle.
Et ensuite, c'est encore mieux. "No Surprises". Je n'écoute pas les paroles. Cette chanson, pour moi, c'est l'Auberge Espagnole: Xavier qui accroche ses photos sur les murs de sa nouvelle vie. Il s'allonge sur son lit. A la fois un peu mélancolique et plein d'espérances.
Tu te souviens, quand je t'ai rencontré, j'avais peur de l'avenir. Je m'accrochais au passé, à mes souvenirs d'avant le bac. A présent, je regarde devant moi. Ce que je vais vivre de nouveau avec d'autres personnes. Tu seras là quand même. Une photo. C'est tout.

Tu m'auras juste désabusée un peu plus. Tu vois, on peut être aussi midinette et pailletée que moi et avoir le coeur gris comme les poumons. On peut être "une petite fille en pleurs".

Je vais manger une mangue, maintenant, je crois.
Je referme la fenêtre. Je me pelotonne dans mon grand lit.
Je passe toutes les chansons jusqu'à "Asleep On A Sunbeam".

Voilà.

samedi 9 avril 2005

Nivea Man

vous savez, je sais pas si on gagne à laisser parler son Subconscient Superficiel.

le mien s'est exprimé pendant la page pioub entre Nip/Tuck et Sex&the City (oui, je regarde des séries de fille hype, et même j'ai le pur sac de la fashionista - le Classique de Balenciaga - et des escarpins marc jacobs) (non ça c'est pas vrai) (et en plus, le sac, il est à ma mère en fait). c'est généralement le moment qu'il choisit pour venir me tourner autour, le moment où je repose ma canette de CocaLight vide entre ma boîte entamée d'olives vertes et mon polissoir à ongles. le moment où, entre lassitude et désespoir, je regarde la pioub enroulée dans ma couverture sur le canapé en me demandant combien de personnes ont un orgasme à cet instant précis (oui, je vous ai prévenus pour Amélie).

et c'est là qu'il me tombe dessus sans crier gare tel l'oeuf qui glisse hors de sa coquille, attiré par la force inexpugnable de la gravité jusque dans la poêle brûlante.

l'Homme. avec sa crème au Q10 Nivea for Men, qui gomme les cernes et les traces du vieillissement. et qui charrie (pas la crème, l'Homme) sa copine avec ses tranches de concombre sur la tronche. d'une beauté de bifidus actif. un concentré de perfection issu de l'agriculture biologique. une petite merveille nourrie aux critères de beauté occidentaux élevée en plein air aux sports de l'homme sain et qui a une salle de bains aménagée bleue et blanche, assortie à ses yeux (bleus) et à sa peau (blanche).

alors, à cet instant, depuis mon canapé est monté un gros phylactère en forme de nuage qui a recouvert l'autre, plus petit, contenant toutes les preuves de combien je n'avais aucune moindre envie d'être à la place de la connasse dans sa baignoire avec sa salade grecque faciale. dedans (dans le gros nuage) il y avait écrit "JE VEUX!!!!" en majuscules noires très épaisses.

c'est tout juste s'il n'y avait pas écrit en-dessous "viens à moi, Nivea Man, laisse tomber miss crudités-sur-la-binette et viens te tartiner ta crème au Q10 en face de MON miroir après m'avoir montré ton savoir-faire sexuel dans notre baignoire aménagée bleue et blanche parfaitement entretenue grâce aux nouvelles tablettes Calgon!"

même, c'est toujours tout juste si y'avait pas un jeu de mots en petit sur Q et concombre, mais alors tout juste, hein.

bon sang, c'est pas normal.

vendredi 8 avril 2005

qu'est-ce qui me fait vivre?

aujourd'hui, je vais dire plein de trucs sans rapport les uns avec les autres.

il fait gris, mais humide, j'aime bien cette atmosphère. la maison est sombre. j'ai l'impression d'être bien à l'abri pendant un orage d'été - voilà où je veux en venir: vous savez (en fait, peut-être pas) combien je déteste le froid. le froid, c'est la solitude et le malheur, voilà. donc j'aime pas trop quand il fait mauvais. mais j'aime bien quand il fait mauvais et que ça fait ressortir la chaleur qu'il y a à l'intérieur.
en plus, tout à l'heure, le soleil brillait. il y a une lumière superbe aujourd'hui.

j'aime les chaudes nuits, aussi. la nuit des Escales, il y a tellement de monde sur le port qu'il fait aussi chaud à minuit qu'à midi. j'ai du mal à expliquer la joie que ça fait naître en moi. même, j'ai du mal à la penser. je n'arrive qu'à la ressentir. sourire. danser. (oui, s'il fait si chaud, c'est peut-être aussi parce que je sautille partout comme une folle.) et la musique. je ne résiste pas à une fête! (il y a des gens qui avouent détester les fêtes.) nuit, chaleur, musique, moiteur, foule, été... fête. j'ai hâte d'y être. je me répète, mais tout ça me fait me sentir vivante.

peut-être que c'est ça, la réponse à la question du titre.

"don't blame it on the sunshine,
don't blame it on the moonlight,
don't blame it on the good times
blame it on the boogie..."

mais c'est un peu trop simple, et puis ça ne rime à rien.

j'ai beau jouer les originales, je suis comme n'importe quelle minette de mon âge: j'ai besoin de me différencier. ce sera du rose, ou du bleu. ou du noir.
je ne sais pas si mes cheveux en ont vraiment envie. mais ce n'est pas comme si je leur passais n'importe quel caprice...

j'ai des nouvelles partitions. Bach. c'est étrange de jouer la même chose qu'hilary hahn. je n'aime pas que mes parents fantasment trop sur elle, d'ailleurs - ça leur fait du mal de m'imaginer travailleuse, passionnée et prête à m'investir dans le violon. ils sont tellement attachés aux choses concrètes - il faudrait que je passe des concours, ou je-ne-sais-quelle connerie du genre; c'est valable aussi pour l'écriture. je trouve ça ridicule, mais comment leur en vouloir? moi qui ne parviens pas à trouver mes désirs, je comprends qu'on ne me comprenne pas.

il est presque huit heures du soir. le ciel est bleu.

lundi 4 avril 2005

eh bah si

oui, oui, je sais ce que vous pensez: là litchee telle qu'on la connaît (ou pas) elle est en train de rater sa vie grrrraaaave et elle poste même pas pour le raconter.

eh bah si.

rater sa vie est un droit inaliénable, c'est pas moi qui l'ai dit c'est amélie (maintenant vous aurez compris qu'amélie poulain est mon nouveau maître à penser - c'est un peu comme raffarin avec lorie - et intelligents comme vous êtes vous avez aussi compris pourquoi c'est peut-être pas l'idéal de s'identifier à une fille qui vit dans ses rêves en attendant son prince charmant qui l'emmène sur sa mobylette faire le tour de montmartre. non je rigole, vous êtes pas intelligents à ce point-là quand même). vous vous dites que rhoo quand même je suis pas tellement à plaindre, ma vie elle est ceci et cela... mais vous n'y connaissez rien.
alors voilà. mon bain refroidit, maintenant et tout ce que j'ai à dire c'est des platitudes sur mes multiples désastres. plus j'écris plus ça me déprime dites donc.

elle serait pas en train de nous faire de l'auto-apitoiement en direct celle-là?

EH BAH SI.

dimanche 3 avril 2005

Les Demoiselles de Rochefort - Chanson de Delphine à Lancien

Mais…
Mais que sais-tu de moi toi qui parles si bien
Toi qui dis me connaître et pourtant ne sais rien
Rien, rien, rien, rien…
Que sais-tu de mes rêves et de quoi ils sont faits
Si tu les connaissais tu serais stupéfait…
Tu ne sauras jamais!

(Lui : Tu sais bien que je sais, pourquoi me contredire?)
Tu ne sauras jamais pourquoi j'aime sourire
Rire, rire, rire, rire…
Tu ne sauras jamais pourquoi j'aime danser
Pourquoi j'aime passer mon temps à rêvasser

Pour toi je ne suis rien qu'une poupée, de plus
Je me demande encore ce qui en moi t'a plu
Tu trouves mes propos plats et incohérents
Que je sois triste ou gaie te laisse indifférent

Jamais,
Jamais tu ne te poses la moindre question
Tu te moques de moi pour un oui pour un non
Non, non, non, non…
Tu dis aimer l'argent encore plus que toi-même
Et moi où suis-je alors quand tu dis que tu m'aimes?
Si tu m'aimais vraiment!

(Lui : A quoi bon répéter ce que je t'ai redit ?)
Si tu m'aimais vraiment autant que tu le dis
Dis, dis, dis, dis
Quand tu m'as assez vue, soupirerais-tu en
Disant « Excuse-moi, le temps c'est de l'argent »?

Mais le temps mon ami, pour moi, c'est de l'amour
C'est rire, c'est chanter, tant que dure le jour
C'est aimer chaque nuit que le seigneur a faite
Le temps, c'est de l'amour, vivre, c'est une fête!

Alors,
Alors n'espère pas devenir mon amant
Tu mens lorsque tu parles de tes sentiments
Mens, mens, mens, mens
Reprend ta liberté, et de fil en liaison
Tu trouveras l'amour pour le prix d'un vison
Et puis tu m'oublieras!

(Lui : Pourquoi tout compliquer quand tout est si facile?)
Ton œil s'allumera aux battements de cils
Cils, cils, cils, s'il
S'il te plaît d'une fille à la voix de velours
Qui prendra ton argent en te parlant d'amour…

Pardonne ma franchise, et ma sincérité
Quand au cœur, si tu veux, mettons le de côté
Évitons les amours aux lentes agonies
Et disons gentiment, toi et moi : c'est fini.

vendredi 1 avril 2005

normalement

normalement, on ne s'épanouit pas dans la douleur.

pourtant, je relis sans cesse mes souffrances étalées. dans le train, par exemple. gribouillées sauvagement sur deux feuilles de cahier, il y a toutes mes larmes. tout le froid. il neigeait ce jour-là sur Paris, et moi qui suis perdue dans cette ville trop grande et trop glacée, je sentais givrer mes joues, j'entendais craquer mes pas, je cherchais l'arrêt de bus et j'avais ton absence dans le ventre.

et les gens avec leurs bagages. et les rideaux verts trop près et trop sales. je ne sais plus comment j'ai fait. moi qui ai pleuré tout le long du trajet, comment j'ai fait, pour parcourir la gare? j'avais faim et pas d'argent. je n'ai pas mangé ce matin-là, c'est vrai (tu te souviens...). à la place, je me suis effondrée par terre, une chute d'eau, comme audrey tautou dans "le fabuleux destin d'amélie poulain".

ça me fait mal de parler de ça. ça me fait mal de penser que je ne devrais pas, que je devrais aller de l'avant. ça me fait mal de penser à ce que tu penses.
tu ne regrettes pas, hein?
tu es bien comme ça, toi.

voilà quelques temps que je n'avais pas pleuré. je n'avais pas relu ces pleurnicheries depuis longtemps, non plus. je me sens hors de tout. c'est idiot d'écrire ça ici. c'est idiot de penser à toi. c'est idiot, inutile, malsain. comme les mollets. je suis sûre que tu te souviens de ça. et de l'école centrale sup de CO. et des textos. et de Joe Dassin et de Ray Charles, et de Angie, Aaaaaangie. et des dix-huit ans de kriss. et des Eddings et de la gare de Nantes et de tous ces départs sur tous ces quais. Beethoven et cette fameuse canette de Coca.

ce tout premier instant.

je suis perdue dans tous ces souvenirs. perdue entre la douleur et le plaisir. tu sais que je ne suis jamais certaine d'être en vie... mais ces émotions-là, c'est de la vie dix-huit carats, poinçonnée à l'intérieur. c'est comme sentir mon coeur battre dans un ampli, les mains plaquées sur la grille.

normalement, on ne vit pas de cette manière, traquant la moindre vibration sensorielle, touchant du bout des doigts, devinant ton ombre derrière la vitre. surréalisme. chute libre. je me sens...

jeudi 31 mars 2005

wouahlalalalalalalalalalalalalalalalalalala

je suis hystérique. émerveillée. en transe. dans un état second de danse intérieure endiablée et de confettis invisibles.

NANA, le film.

bien entendu, vous connaissez et appréciez tous ce génial, ce plus que génial manga. son histoire unique. ses personnages incroyables. ses dessins splendides. tous les trésors qu'il recèle. et... et...

je vais m'évanouir.

alors le mieux, c'est de laisser Shu vous expliquer.

mercredi 30 mars 2005

~ new! ~

voilà, comme vous l'avez sans doute remarqué, j'ai ajouté une chatbox. ma manie d'ajouter des trucs ne s'arrêtera probablement jamais - à la fois un prétexte pour ne pas avoir à me montrer aussi spirituelle que les autres, et donc n'avoir pour promouvoir mon blog que son (éventuelle) valeur intrinsèque, et la classique excitation puérile de celui qui découvre les joies de la création.

bref et tout cela pour dire, vous n'avez plus qu'à déblatérer sur tout et rien, si ça vous dit. c'est juste à droite - je la laisserai à cette place sans doute quelques jours encore pour qu'on la répère, puis elle descendra pour laisser place aux archives (nettement plus nécessaires, il faut l'avouer). et pour les couleurs, je travaille à l'assortir au reste. comment ça, on s'en branle?


dernière chose: après des mois et des mois de critiques. après d'innombrables vannes et des sourires méprisants qui me heurtaient tels des glaives acérés jusque dans les tréfonds de mon âme. après des heures de discussion où elle me répéta, hystérique: "les blogs c'est con, nul, ça sert à rien" sur tous les tons...

Hao: Litchee! je me rends
litchee: hmm?
Hao: ça va, vous avez gagné, je suis à terre, je m'avoue battue
Hao: comment on fait un blog?
litchee: ...
litchee: *kopikolkopikolkopikol*
Hao: eeeeeh.......

allez la narguer :)

...ou pas.

mardi 29 mars 2005

be human :)

jeudi 24 mars 2005

allez on se tournicote la lichette

aujourd'hui, atelier tongue twisters (ah vous plaignez pas, hein, c'est tagada qui m'a donné l'idée).


Peter Piper picked a peck of pickled peppers.

A peck of pickled peppers Peter Piper picked.
If Peter Piper picked a peck of pickled peppers,
Where's the peck of pickled peppers Peter Piper picked?

There was a fisherman named Fisher
who fished for some fish in a fissure.
Till a fish with a grin,
pulled the fisherman in.
Now they're fishing the fissure for Fisher.

If Stu chews shoes, should Stu choose the shoes he chews?

Un pâtissier qui pâtissait chez un tapissier qui tapissait, dit un jour au tapissier qui tapissait: vaut-il mieux pâtisser chez un tapissier qui tapisse ou tapisser chez un pâtissier qui pâtisse?

Trois petites truites non cuites
trois petites truites crues

Gros gras grand grain d'orge, tout gros-gras-grand-grain-d'orgerisé, quand te dé-gros-gras-grand-grain-d'orgeriseras-tu? Je me dé-gros-gras-grand-grain-d'orgeriserai quand tous les gros gras grands grains d'orge se seront dé-gros-gras-grand-grain-d'orgerisés.

et le dernier, le plus beau:

I was born on a pirate ship (sans bouger la langue! ^^)

pfouahaha ske vous êtes ridicules. (essayez de pas cassez votre nécran comême, ce serait tellement con de pas pouvoir revenir me voir.)

mercredi 23 mars 2005

warm evening

ce sont des larmes sucrées,
et des rêves de terre;
mon coeur-crème est glacé
nappé de sirop de pierre.

dehors la neige filée
crache ses baisers amers.
sur mes lèvres gercées
sur mes joues de poussière

...
c'est une mélancolie miel.
une disco-déception
dans le miroir-mirabelle
des délices-dérisions
.
c'est une folie-fée
qui danse en se damnant
et qui parle d'aimer
comme on parle de sang:

"garde ta rose-reine
et tes râles ravissants!
laisse aux serpents-sirènes
les vagues et les vents!"

. . .

rage rose et nymphes noires,
tourbillons qui me trompent qui me traînent enchaînée
vous me caressez vous me cassez
mais le brouillard qui balade vos baisers
file la neige et file les anges aimés. . .

samedi 19 mars 2005

Ch. Baudelaire - Hymne à la Beauté

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ! Ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore ;
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté ! Monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?

mercredi 16 mars 2005

happy birthday diary

je me suis rendue compte hier soir, alors que j'atteignais la dernière page de mon 'vrai' journal, que je le tenais (enfin, mettons que j'y écrivais quand j'y pensais) depuis un an tout rond. (oui c'est un grand garçon maintenant.) un an. pfiou.

un an pour quatre bouches, huit yeux, quarante doigts multipliés par autant de caresses égalent quatre ruptures, oui, bon. un an pour un bac (réussi) et une fac (ratée). un an pour les mêmes amis, et quelques-uns en plus.
un an pour six mois en cité u et d'innombrables kebabs.
un an pour un blog, une déprimette, dépriminette, déprimignonne, de la musique et des dessins aussi.
un an de quête sans but et sans valeur, un an et quarante bons centimètres de cheveux, un an et plein de films, un an supplémentaires de plantades, un an et des dizaines de Mo de logs, un an et des centaines de litres de larmes.
un an et un million de clopes.
et un milliard de rires.
y'a pas de petit profit.

lundi 14 mars 2005

la Mixture Secrète de Tata Litchee

--> prendre un grand verre et le remplir d'eau fraîche OU de jus d'orange OU de limonade OU encore de thé glacé très léger. (pour les pique-niques, on peut aussi le faire avec une bouteille)

--> y placer à infuser un sachet de tisane « Saveurs du Soir : Infusion du Grand Sud ». oui, ça a un joli nom, et en plus c’est bon.

--> verser beaucoup (beaucoup beaucoup) de sucre et remuer jusqu'à dissolution complète.

--> puis ajouter à sa convenance: sirop(s), eau de fleur d'oranger, jus de citron, citron vert, litchees, miel, cannelle, menthe, lait, alcool, bonbons, morceaux de fruits, etc. tout dépend de l'humeur (parce que de toute façon, il y a tellement de sucre que ce sera forcément bon, même avec du vinaigre). par contre, la plupart des configurations prennent une teinte absolument immonde – mais au moins, vous êtes sûr de ne pas vous faire piquer votre nectar.

--> si vous êtes au verre, n’oubliez pas l’indispensable décorum (c’est ce qui rend ma boisson typiquement litchéenne) : paille, glaçons (si possible en forme de cœur et au sirop de fraise), sucre sur le bord du verre, petit-parasol, vahinés trémoussantes, colliers de litchees, plages, soleil, vagues, écume ruisselante, etc. etc.


EDIT: j'ai oublié ce pourquoi j'avais décidé de poster, à la base: pour remercier mon ami neobugs de m'avoir mis mes bannières à gauche (je savais bien que c'était possible :p) et de m'avoir enlevé les moches grosses flèches pixellisées à droite. neo, ze t'aiiiiiiiimeuh!

mercredi 9 mars 2005

bon.

finis, les posts incompréhensibles, ça va quelques jours, mais au bout d'un moment tout ça tourne au vraiment... franchement n'importe quoi.

j'ai une vie à la con. ou plutôt, je suis quelqu'un à la con. je peux pas m'empêcher d'imaginer combien ce serait calme pour vous, sans moi. sans cette putain de gamine, avec son manque de volonté à la con, ses états d'âme à la con, son blog à la con.

(ceux qui jugent mes crises existentielles d'auto-flagellation, je les bute.)

dimanche 6 mars 2005

This Melody - J.Clerc
Angie - the Rolling Stones
(Gangsta's Paradise - Coolio)
Georgia On My Mind - Ray Charles
(Dreams Are My Reality - Richard Sanderson)
(No Surprises - Radiohead)
Une Petite Fille en Pleurs - C.Nougaro
(Stop! - Jamelia)
(Le Désert - Emilie Simon)
(I Wanna Be Your Dog - Emilie Simon)
Love Me Please Love Me - M.Polnareff
(Superstar - Jamelia)
(Asleep On A Sunbeam - Belle&Sebastian)
Misirlou - Dick Dales ... Pulp Fiction Soundtrack
I Will Survive - Cake
La Bohème - C.Aznavour
Ne Me Quitte Pas - J.Brel
La Valse à Mille Temps - J.Brel
(Que Viva La Noche - Sonia&Selena ...L'Auberge Espagnole)
(Theme From American Beauty - Thomas Newman)
Michelle - the Beatles




la maso. la grosse maso ^__^

vendredi 4 mars 2005

spéciale dédicace ...the Sugababes - Hole In The Head

Seven hours since you went away
Eleven coffees, Ricki Lake on play
But late at night when I'm feelin’ blue
I'll sell my ass before I think of you...

Seven hours since you closed the door
Started a diet, got a manicure
Erased your number from my telephone
And if you call me I won't be at home

[They say:]

Why'd you cry-y-y
For the guy-y-y
Say goodbye-y-y
Runaway
Why'd you cry-y-y
For the guy-y-y
Say goodbye-y-y
I said ok, 'cos...

[Chorus]
Ooh, won't you miss me like a hole in the head
Because I do boy,
And it's cool boy
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy,
Such a fool boy

Eleven hours on a brand new day
I'm getting ready to go out and play
It's late at night, I'm caught in a groove
I'd kiss my ass before I think of you

Seven hours, what you calling for?
A bunch of flowers and I slam the door
You're in my face, sorry what's your name?
Takes more than begging to reverse my brain
'cos...

[Chorus]
Ooh, won't you miss me like a hole in the head
Because I do boy,
And it's cool boy
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy,
Such a fool boy

I'm through with it
Over it
Not having it
Crazy sh*t
Not feeling this
Can't deal, I quit
No more, No more
I'm through with it
Not having it
This crazy sh*t
Not feeling it
Can't deal with it
No more, I quit
No more, no more

Breaking off the bun
A brand new day has just begun
Just because you made me go "ooh"
Doesn't mean I'll put up with you
Don't you dare come back
Can't u see I wont take that?
I ain't crying over you
Better fill your head up like I told you


Why'd you cry-y-y
For the guy-y-y
Say goodbye-y-y
Runaway
Why'd you cry-y-y
For the guy-y-y
Say goodbye-y-y
I said ok, 'cos...


[Chorus]
Ooh, won't you miss me like a hole in the head
Because I do boy,
And it's cool boy
And ooh, bet you never thought I'd get out of bed
Because of you boy,
Such a fool boy (such a fool)

jeudi 24 février 2005

lente agonie

eh oui. charles épouse camilla, le ministre des finances se lance dans l'immobilier, lyon a battu brême etroi-etroi-etroizéro, et bitchy litchee, queen of all litchees, déesse du sexe et duchesse d'Erat, élue trois fois "miss litchee" par les lecteurs de LitcheeMaleMagazine, a la grippe.

c'est bien, parce que ça aurait pu tomber n'importe quand, à un moment gênant, vous savez ce que c'est, les maladies, ça n'obéit pas nécessairement à la Loi du Destin et tout et tout, mais non, grâce à lilith, c'est tombé la semaine où je dois partir a Sens voir mon amoureux. ouf.

résultat, depuis trois jours je me meurs en râlant, moite, frissonnante, au milieu d'une mer houleuse de draps, kleenex, paquets vides de biscuits/céréales au chocolat, vieilles cassettes vidéo, téléphones, boîtes de médicaments, bouteilles d'eau, verres, assiettes, coupes, bouquins, bouquins et bouquins. c'est dingue ce que je m'éclate - alors que je pourrais déjà m'emmerder à l'autre bout du pays avec merak, rencontrer des gens et tout, t-t-t-t, nanan, on est bien mieux au 6 rue decoin, à grignoter du côte d'or devant "Premier Rendez-Vous".

je vais partir quand même. les anticorps vaincront! (N.B. : si, comme moi, ce mot vous évoque des sortes de petits insectes blancs dont le chef s'appelle métro, ne paniquez pas. il y a des gens très bien qui regardaient "il était une fois la vie".)

dimanche 20 février 2005

l'obscurité

le néant. la sensation de n'être rien de valable, de n'être rien de normal, de n'être rien qui corresponde, de n'être rien qui en vaille la peine, de n'être rien qui vaille la douleur, de ne même pas avoir une souffrance réelle, quelque chose de réel à dire et à écrire. je ne sais rien faire sans casser, je ne sais rien aimer sans gâcher, je ne sais rien lire sans m'envoler, je rêve d'être à ma place, je rêve de ne plus pleurer, je rêve de ne plus avoir à chanceler, ou je rêve de ne plus jamais me rattraper

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vendredi 18 février 2005

les Wriggles - le Goût des Filles

Elle a bon goût,
La bouche des filles
Elle est pleine de joues,
De dents et de papilles...
On s'enroule dans leur palais,
Elles ont bon goût les filles et leur baisers

Elle a bon goût,
La peau des filles
De l'épaule au genou,
Des genoux aux chevilles...
On croque dans la chair de leurs fesses,
Elles ont bon goût les filles et leurs caresses

Il a bon goût,
Le coeur des filles
Malgré le flou
Qui souvent le maquille...
On s y love dans du velours,
Elles ont bon goût les filles et leur amour

Elle a pas de goût,
L'absence des filles
Tous ces soirs où
Seul on se deshabille...
Où seul on cherche en vain entre les draps,
A retrouver le goût des filles qui n'y sont pas...

jeudi 17 février 2005

Selenis - Genèse, d'après la Fée Blanche

Au commencement étaient six graines, tombées de la masse de la Béance noire et infinie qui portait alors le nom de Chaos. Ces graines tombaient, tombaient, il y avait si longtemps qu’elles tombaient que toute vie en elles était morte ; le germe avait disparu de leur cosse, et elles n’étaient plus que des coquilles vides, en apparence parfaitement inutiles. Emergées des intenses profondeurs du Rien, elles n’étaient en somme qu’une enveloppe de plus pour contenir le Rien, qu’une ultime paroi entre Chaos et Chaos ; Chaos lui-même ignorait pourquoi il les avait engendrées. Mais n’y voyant que des carapaces creuses, inertes, qui se laissaient mollement bercer par la brise de la stratosphère, il ne s’y intéressa pas outre mesure et retourna à sa méditation solitaire, sourd et muet, comme à son habitude, à tout ce qui n’était pas Lui… C’est à dire, à cette époque, pas grand-chose.
Et puis vint un moment où ces six graines se lassèrent de cette chute éternelle. Brusquement, elles se figèrent, suspendues au beau milieu du Rien indifférent.
Alors, sur chacune de ces graines, que plus tard la race des hommes baptiserait lunes, naquit une plante mystérieuse que l’on appelle en sélène moderne Mãtpanreii, la Mère de Toute Chose. Nul ne sait d’où cette herbe surgit en cet instant d’une féerie exceptionnelle, mais de sa matière magique allait naître tout entier l’univers qui nous porte. De concert, les six plantes grandirent, formèrent un bourgeon vert et dur qui, lui-même, se craquela pour laisser apparaître une fleur duveteuse et parfumée, aux pétales dentelés d’une blancheur parfaite, au cœur de laquelle s’étoilait, telle la toute première goutte de sang, le tout premier souffle de vie, une tache sombre aux reflets pourprés.
Des six fleurs magiques émergèrent six personnages : trois étaient des mâles, et trois étaient des femelles ; à cette époque, la notion d’homme et de femme n’existait pas encore. Ces personnages étaient des Dieux.
Le Premier Dieu était Nheptun, Dieu de l’Eau et de toutes les choses qui sont cachées sous le rideau de l’onde.
La Seconde était Ishtya, Déesse de l’Amour et des choses qui s’attirent l’une vers l’autre.
Le Troisième était Indr, Dieu de la Guerre et des choses qui combattent.
La Quatrième était Seres, Déesse de la Nature et des choses qui s’accomplissent naturellement, coulant ainsi que source pure.
Le Cinquième était Mynarvê, Dieu de la Sagesse et des choses qui pensent avant d’agir.
Enfin, la Sixième était Roowlin, Déesse de l’Art Merveilleux et de toutes choses mystérieuses que seules Fées peuvent maîtriser.
Ces Dieux tous ensemble se nommaient les Illustres, et sans plus attendre, ils se mirent à la tâche dans un but unique, commun aux Six : peupler Chaos. Et dès lors qu’ils commencèrent de la peupler, la Béance ne fut plus Béance, mais Univers.
D’abord naquit Leivoi, la Boule de Lumière, rouge et tourbillonnante, pour éclairer l’éther naguère sombre et opaque. Suivit Maivoi, la Boule Miroitante, qui devait rappeler Leivoi à l’univers lorsqu’il le perdrait de vue. Puis les Trois Déesses soufflèrent, et les gouttelettes de salive dispersées par leur haleine devinrent les Stees, les Etoiles luisantes.
Et enfin les Dieux créèrent un monde qu’ils appelèrent Selenis, ce qui en sélène ancien se rapprochait du nom de leurs petites graines-lunes natales ; c’était un hommage fait à leur mystérieux Créateur. Ils l’habillèrent d’eau et de plantes luxuriantes, le peuplèrent d’animaux, le chargèrent de Féerie, le firent étinceler de diamants, embaumer de santal, y placèrent toutes choses belles que les hommes, plus tard, célèbreraient. Puis ils se mirent à fabriquer une créature nouvelle, spéciale, qui serait le fruit de leurs douze mains.
Nheptun la rendit secrète comme une ombre dans la nuit.
Ishtya la fit belle, passionnée et farouche, telle Leivoi s’estompant à l’horizon.
Indr la rendit forte et agile.
Seres la fit bestiale, impulsive et sensuelle.
Mynarvê lui donna la conscience d’elle-même et des autres choses dans l’univers.
Et enfin Roowlin fit d’elle une Fée aux mille dons, qui pouvait faire jaillir de ses mains l’Art Suprême.
Elle était la première femme. Son corps avait la couleur du cuivre et ses joues celle de la poudre d’or. Ses très longs cheveux tombaient simplement dans son dos, comme une cascade d’ébène, sereine et immortelle. Son visage semblait l’esquisse première d’une toile de maître, qui effleurait la perfection sans réellement l’atteindre mais qui contenait une force, une puissance de sentiments si évidemment présente que ses défauts ne le rendait que plus charmant encore. Deux grands yeux effilés, bleus et chauds comme une nuit d’été, entre deux franges de longs cils. Un joli petit nez. Des pommettes hautes et fières. Une bouche comme un fruit sauvage, d’un pourpre profond et velouté. Elle était élégamment et scandaleusement belle… Mais elle l’ignorait encore. Pour elle, la beauté était contenue dans chaque élément de la nature qu’elle découvrait jour après jour, dans chaque fleur qui éclosait et dans chaque fruit qui pourrissait sur le sol, dans chaque source cristalline et dans chaque marais saumâtre, dans chaque papillon aérien et dans chaque lourde limace. La seule note d’imperfection dans ce monde chatoyant que les Illustres avaient composé pour elle venait d’elle-même. Elle savait qu’elle portait le Mal dans le tréfonds de son être, elle le sentait s’agiter dans son ventre, et elle ne pouvait que constater l’arrondissement suspect de cette partie de son corps, au fil du temps. Confusément, elle se doutait bien que cette chose indésirable finirait par trouver son chemin hors de sa prison de chair, et qu’alors elle serait libérée de ce poids ; mais elle savait aussi que cette sortie se ferait dans la souffrance, et qu’ensuite les ténèbres se répandraient autour d’elle, viendraient souiller son monde de lumière. De cet événement inéluctable découlerait la fin de son bonheur. Cela devait venir, et cela viendrait.
Cela vint.
La femme enfanta dans la douleur un petit être vagissant, rouge, congestionné, dont l’appendice génital, symbole de sa virilité première, la dégoûta. Avec quelque respect cependant pour ce surprenant cadeau des Lunes, elle le déposa sur un rocher moussu, près d’une petite rivière scintillante, et s’en alla laver son corps du sang qui le maculait.
Mais lorsqu’elle revint, il n’y avait pas plus de nouveau-né sur le rocher que sur la paume de sa main. Inquiète, elle se mit à chercher, à fureter, à fouailler les herbes et les trous d’eau, une expression coupable sur le visage, comme un enfant qui a perdu un précieux présent et qui attend la remontrance. Mais de bébé, point.
C’est alors que surgit du sous-bois une créature étrange qui la fit se figer craintivement et reculer de quelques pas vers la berge du cours d’eau, attitude qu’elle n’avait encore jamais eu à adopter envers les animaux, habituels résidents des lieux.
La créature lui ressemblait, par la taille, par la structure du corps, et par la façon spéciale dont il la regardait, les yeux emplis d'une intelligence froide. Cependant, il était nettement plus large d’épaules, plus musclé ; les traits de son visage, plus tranchés, étaient aussi moins expressifs. Ses cheveux étaient noirs, comme les siens, mais ses yeux avaient la même teinte mordorée que le pelage d’un fauve.
« Je suis l’Homme » dit-il, d’une voix claire et modulée qui parut exquise à la femme qui l’écoutait, comparée aux grognements sommaires auquels la faune des environs l’avait accoutumée.
Elle ne fit pas aussitôt le lien avec la bête étrange qu’elle venait d’engendrer ; pourtant, Mynarvê lui souffla bientôt qu’elle ne formait qu’une seule et même entité avec l’être imposant qu’elle avait sous les yeux.
Sa nature sauvage reprit alors le dessus sur sa – légitime – curiosité. Retrouvant sa méfiance animale, elle planta son regard bleu dans celui de la créature. Elle ne craignait pas de le fixer ainsi dans les yeux, car elle était plus intrépide que la panthère et plus noble que le cobra noir, et aussi parce qu’elle sentait une faiblesse sous-jacente chez cette bête inconnue. Déjà, le caractère particulier de l’Homme l’excitait, la corrompait, la transformait en prédateur ; certes, elle devenait plus forte, mais à quel prix ?
L’Homme, lui, la jugeait primaire, incapable de se mesurer à lui, et sûr de sa victoire, il ouvrit un poing que, depuis, son apparition devant elle dans un corps adulte, pleinement développé, il avait gardé fermé. Et dans sa paume se trouvait un petit fruit pas tout à fait rond, à l’écorce d’un brun rougeâtre hérissée de gentils piquants. Dès le premier abord, la Femme sut que ce fruit était trompeur, car il tentait de détourner l’attention de ce qui était le véritable danger – la chair savoureuse qu’il contenait – en la fixant sur cette armure dérisoire qui l’enveloppait. Ce fruit s’appelait le litchee, lui apprit l’Homme ; courtois, il le dépouilla de sa carapace rugueuse et lui tendit la baie nue, d’un blanc translucide. Elle tendit la main et la saisit, sereine. Autour d’eux, le silence était complet, comme si le monde entier retenait son souffle.
La Femme approcha le litchee de ses belles lèvres d'un pourpre de baie sauvage et y planta les dents, un air d'insolence dansant au fond de ses yeux obliques.
Une goutte de jus suave perla sur son menton pour aller se perdre dans son cou, et il fallut à l'Homme toute sa volonté pour se retenir de venir la lécher avant qu'elle ne roule sur toute la longueur de son corps cuivré. L'Homme qui s'était voulu tentateur, charmant profane d'une vertu encore intacte, se retrouvait soudain fasciné, perverti, asservi. Il remarquait soudain l’écrasante sensualité qui se dégageait de cette nymphe farouche au parfum d’herbe et de fleurs, la soie de sa peau, le jais de ses cheveux, le velours de ses yeux… Tout en elle n’était plus que tentation.
D’une subtile ondulation des hanches, elle l’invita à la toucher, se rapprocha lentement de lui… Plus près… encore… plus près…
Puis ni l’un ni l’autre ne se préoccupèrent plus du litchee entamé, tombé à terre. Sous l’effet de l’oxygène contenu dans l’air, de blanc, il était devenu brun sombre.

mercredi 16 février 2005

Paradise Kiss - YAZAWA Ai

L'image qui était là prenait trop de place et m'embêtait. En plus, elle était mal scannée, la salope. Alors je l'ai enlevée. Chuis comme ça moi, une main de fer dans un gant de velours.

lundi 31 janvier 2005

Marilyn Monroe - Chanel n°5


Marilyn, Marilyn, Marilyn. Une obsession un peu permanente ^_^ D'autres photos suivront.

samedi 29 janvier 2005

Belle&Sebastian - Asleep on a Sunbeam

When the half light makes for a clearer view
Sleep a little more if you want to
But restlessness has siezed me now, it’s true
I could watch the dreams flicker in your eyes
Lying here asleep on a sunbeam
I wonder if you realise you fascinate me so

Think about a new destination
If you think you need inspiration
Roll out the map and mark it with a pin
I will follow every direction
Just lace up your shoes while I’m fetching a sleeping bag, a tent...
Another summer’s passing by
All I need is somewhere I feel the grass beneath my feet
A walk on sand, a fire I can warm my hands
My joy will be complete

I thought about a new destination
I’m never short of new inspiration
Roll out the map and mark it with a gin
Made my plans to conquer the country
I’m waiting for you to get out of your situation
With your job and with your life

All I need is somewhere I feel the grass beneath my feet
A walk on sand
A fire, I can warm my hands
My joy will be complete

mardi 25 janvier 2005

"ensemble, c'est tout" - anna gavalda - éd. Le Dilettante

"... Non, ne pleure pas... Tiens, prends mon mouchoir, petite fille... Mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s'arrêtent de parler deviennent fous. Chu Ta, par exemple, je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi... Très, très malheureux et très, très fou. Il n'a retrouvé la paix que lorsqu'il était un vieillard. Tu ne vas pas attendre d'être une vieillarde, toi, n'est-ce pas ? Dis-moi que non. Tu es très douée, tu sais ? Tu es la plus douée de tous les élèves que j'aie jamais eus, mais ce n'est pas une raison, Camille... Ce n'est pas une raison... Le monde d'aujourd'hui n'est plus comme celui de Chu Ta et tu dois te remettre à parler. Tu es obligée, tu comprends ? Sinon, ils vont t'enfermer avec de vrais fous et personne ne verra jamais tous tes beaux dessins... "


Je suis d'accord, cet extrait n'a rien d'exceptionnel ni de terriblement révélateur. D'ailleurs, il est même assez hermétique. Mais au fil de ma - seconde - lecture, lorsque je suis passée dessus, je me suis dit sans raison "tiens, si je présente ce livre, je choisirai cet extrait" ; et curieusement, c'est ce même extrait que j'ai retrouvé ensuite sur le quatrième de couverture (je ne les lis jamais avant le bouquin). J'aime les coïncidences.

Ce livre est une merveille au sens le plus hyperbolique du terme. Il raconte l'histoire de quatre personnes qui n'ont rien à voir les unes avec les autres.
"Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d'une flamme.
Et, pfiou...
Tout s'embrase."


Dans ce livre, il y a la vie. Il y a l'art, l'amour, la beauté, le sarcasme, le grotesque, le divin. La misère, le plaisir, la simplicité et les labyrinthes... Les passions, les lâchetés, les erreurs... L'encre de Chine, l'Histoire de France, la cuisine et les fleurs, la vieillesse, la maigreur, la tendresse, Marvin Gaye, Vivaldi, Sempé, le shopping, la poésie, et Van Gogh, Paris, le théâtre, ....tellement de choses incomparables... C'est comme vivre pendant quelques heures une autre vie non moins réelle que la sienne.... C'est un livre qui vous prend et qui ne vous lâche plus. Jusqu'à la fin. Et écrit légèrement, puissamment, simplement, joliment, parfaitement - cette fille, ce putain de génie a le culot de servir avec élégance ce qu'elle a préparé avec tant de talent, d'originalité, de force et de précision.

Peut-être que parce que c'est ce que je voudrais avoir la force d'écrire, je suis plus sensible à ce style si particulier déjà entrevu dans "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" (un recueil de nouvelles-snack à déguster en apéro) ou "L'Echappée Belle" (un bouquin-crudité qui peut servir d'entrée) > essayez donc de les ouvrir si le pavé vous rebute, vous verrez bien s'ils vous ouvrent l'appétit.

Moi, en tout cas, je pourrais ne me nourrir que de clopes et de gavalda.

lundi 10 janvier 2005

ici, nous; dehors, les autres

mes parents me reprochent de passer trop de temps sur le net. et franchement, je les comprends. me voir passer les soirées un casque sur les oreilles à taper sur un clavier, communiquant si peu avec eux, ça doit faire bizarre. mais aussi ils ne comprennent pas qu'ici je suis dans un monde de virtualité sans limites où mes soucis n'existent pas. ici je peux faire les deux choses que je préfère: écrire et communiquer. ici je suis quelqu'un d'autre, quelqu'un qui correspond mieux à mes envies, un moi sans contraintes; j'ai des amis, des réseaux, des rendez-vous et des jardins secrets - parfois les mêmes que dans la vie, et parfois d'autres.

litchee est une partie énorme de ma vie. elle est ce qui me donne confiance, parce qu'elle est ce que j'aime, parce que j'ai trouvé quelque part le courage de la créer, parce qu'elle est ma force. je n'en ai pas peur, contrairement à mes parents; car je sais, et pas eux, qu'elle n'est pas en train d'aspirer ma vraie vie pour la recracher dans le net et me vider de moi-même: à l'inverse, elle tire de tout ce que j'ai trouvé ici - c'est-à-dire une sorte de conscience des autres, de l'esprit des autres, de tout ce que les relations humaines ont d'étrange, tout ce que j'ai moi-même d'étrange - la lucidité et l'envie de vivre qui manquent parfois à la vraie moi.

mais elle ne me débarrasse pas de mes problèmes, pourtant. :/ fuckin life, isnt'it, folks...