lundi 31 janvier 2005

Marilyn Monroe - Chanel n°5


Marilyn, Marilyn, Marilyn. Une obsession un peu permanente ^_^ D'autres photos suivront.

samedi 29 janvier 2005

Belle&Sebastian - Asleep on a Sunbeam

When the half light makes for a clearer view
Sleep a little more if you want to
But restlessness has siezed me now, it’s true
I could watch the dreams flicker in your eyes
Lying here asleep on a sunbeam
I wonder if you realise you fascinate me so

Think about a new destination
If you think you need inspiration
Roll out the map and mark it with a pin
I will follow every direction
Just lace up your shoes while I’m fetching a sleeping bag, a tent...
Another summer’s passing by
All I need is somewhere I feel the grass beneath my feet
A walk on sand, a fire I can warm my hands
My joy will be complete

I thought about a new destination
I’m never short of new inspiration
Roll out the map and mark it with a gin
Made my plans to conquer the country
I’m waiting for you to get out of your situation
With your job and with your life

All I need is somewhere I feel the grass beneath my feet
A walk on sand
A fire, I can warm my hands
My joy will be complete

mardi 25 janvier 2005

"ensemble, c'est tout" - anna gavalda - éd. Le Dilettante

"... Non, ne pleure pas... Tiens, prends mon mouchoir, petite fille... Mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s'arrêtent de parler deviennent fous. Chu Ta, par exemple, je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi... Très, très malheureux et très, très fou. Il n'a retrouvé la paix que lorsqu'il était un vieillard. Tu ne vas pas attendre d'être une vieillarde, toi, n'est-ce pas ? Dis-moi que non. Tu es très douée, tu sais ? Tu es la plus douée de tous les élèves que j'aie jamais eus, mais ce n'est pas une raison, Camille... Ce n'est pas une raison... Le monde d'aujourd'hui n'est plus comme celui de Chu Ta et tu dois te remettre à parler. Tu es obligée, tu comprends ? Sinon, ils vont t'enfermer avec de vrais fous et personne ne verra jamais tous tes beaux dessins... "


Je suis d'accord, cet extrait n'a rien d'exceptionnel ni de terriblement révélateur. D'ailleurs, il est même assez hermétique. Mais au fil de ma - seconde - lecture, lorsque je suis passée dessus, je me suis dit sans raison "tiens, si je présente ce livre, je choisirai cet extrait" ; et curieusement, c'est ce même extrait que j'ai retrouvé ensuite sur le quatrième de couverture (je ne les lis jamais avant le bouquin). J'aime les coïncidences.

Ce livre est une merveille au sens le plus hyperbolique du terme. Il raconte l'histoire de quatre personnes qui n'ont rien à voir les unes avec les autres.
"Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d'une flamme.
Et, pfiou...
Tout s'embrase."


Dans ce livre, il y a la vie. Il y a l'art, l'amour, la beauté, le sarcasme, le grotesque, le divin. La misère, le plaisir, la simplicité et les labyrinthes... Les passions, les lâchetés, les erreurs... L'encre de Chine, l'Histoire de France, la cuisine et les fleurs, la vieillesse, la maigreur, la tendresse, Marvin Gaye, Vivaldi, Sempé, le shopping, la poésie, et Van Gogh, Paris, le théâtre, ....tellement de choses incomparables... C'est comme vivre pendant quelques heures une autre vie non moins réelle que la sienne.... C'est un livre qui vous prend et qui ne vous lâche plus. Jusqu'à la fin. Et écrit légèrement, puissamment, simplement, joliment, parfaitement - cette fille, ce putain de génie a le culot de servir avec élégance ce qu'elle a préparé avec tant de talent, d'originalité, de force et de précision.

Peut-être que parce que c'est ce que je voudrais avoir la force d'écrire, je suis plus sensible à ce style si particulier déjà entrevu dans "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" (un recueil de nouvelles-snack à déguster en apéro) ou "L'Echappée Belle" (un bouquin-crudité qui peut servir d'entrée) > essayez donc de les ouvrir si le pavé vous rebute, vous verrez bien s'ils vous ouvrent l'appétit.

Moi, en tout cas, je pourrais ne me nourrir que de clopes et de gavalda.

lundi 10 janvier 2005

ici, nous; dehors, les autres

mes parents me reprochent de passer trop de temps sur le net. et franchement, je les comprends. me voir passer les soirées un casque sur les oreilles à taper sur un clavier, communiquant si peu avec eux, ça doit faire bizarre. mais aussi ils ne comprennent pas qu'ici je suis dans un monde de virtualité sans limites où mes soucis n'existent pas. ici je peux faire les deux choses que je préfère: écrire et communiquer. ici je suis quelqu'un d'autre, quelqu'un qui correspond mieux à mes envies, un moi sans contraintes; j'ai des amis, des réseaux, des rendez-vous et des jardins secrets - parfois les mêmes que dans la vie, et parfois d'autres.

litchee est une partie énorme de ma vie. elle est ce qui me donne confiance, parce qu'elle est ce que j'aime, parce que j'ai trouvé quelque part le courage de la créer, parce qu'elle est ma force. je n'en ai pas peur, contrairement à mes parents; car je sais, et pas eux, qu'elle n'est pas en train d'aspirer ma vraie vie pour la recracher dans le net et me vider de moi-même: à l'inverse, elle tire de tout ce que j'ai trouvé ici - c'est-à-dire une sorte de conscience des autres, de l'esprit des autres, de tout ce que les relations humaines ont d'étrange, tout ce que j'ai moi-même d'étrange - la lucidité et l'envie de vivre qui manquent parfois à la vraie moi.

mais elle ne me débarrasse pas de mes problèmes, pourtant. :/ fuckin life, isnt'it, folks...