vendredi 22 avril 2005

romance sans paroles

Muddy Waters

Ca faisait longtemps, je crois, l’envie d’écrire pour écrire… Peut-être pas une thérapie, mais pas envie d’y réfléchir, juste envie d’écrire, les mots sucrés, les mots nacrés, et le blues, i just want to make love to you. Un peu d’amertume quand même, parce que je ne suis pas tranquille, je ne suis jamais tranquille, vous m’entendez ? Je ne me laisse jamais seule, jamais. Je la hais un peu cette amertume, tumeur maligne dans ma gorge, conscience, désespérance (et celui-là chanterait « et tooon absence… tooon absence… », souvenirs de chambre étroite et de cigarettes à la fenêtre, vent dans les feuilles, à regarder les filles passer en repliant leurs ailes derrière leurs pulls moulants, faber-castell et grand cahier jaune plein d’inconnues de tram et de fac).

t.A.T.u.

30 minutes, a blink of an eye...

Whitney Houston

OOOH I wanna daaance with somebooody (who loooves meee). …Quelle voix. Quels effets parfaitement maîtrisés, quelles montées subtiles, quels ornements délicats. Quelle énergie. Faut-il aimer la vie pour chanter comme ça ? Imaginez-la sur scène. Quelle foudre. J’aime sentir une telle vibration, c’est peut-être l’essence même de la danse, d’ailleurs.

Abba

Peut-être la solution de mon énigme, pourquoi certains ressentent la même émotion que moi à travers une bonne pop, une électro, un truc pailleté qui colore l’atmosphère, et d’autres non ? Peut-être que ce sont ceux qui savent danser. Qui comprennent cette émotion particulière indépendante du reste de la musique. Un slow, du country, du 80’s, un R&B débile, quelle importance ? Le show. Le balancement. L’expression.

Sonic Youth

Daft Punk

Un sommeil sans réveil. Une nuit de rêves éternels. Un sommeil sans la peur. Un sommeil sans l’angoisse. Please.

Dr. John

This piano notes are like crystal tears falling down my cheeks. They’re terribly cold. But I’m always cold now. In the sofa, between the sheets, facing that screen. Always. And my throat hurts when I try to sing.

Lynda Lemay

Allons bon. J’aurais préféré que personne n’écrive une chanson qui s’appelle “Décevoir”.

En un sens, j’ai envie de croire, à chaque fois, que j’en vaux la peine.

A quoi tu rimes, toi ? tu dis d’abord j’écris pour écrire et puis tu pars encore dans la psychanalyse. On peut pas te faire confiance, ma vieille, rends-toi à l’évidence, tu sais rien faire…

« Tu sais où j’ me les mets tes belles remontrances ?

Puisque j’ai pas d’cervelle, c’est bien là où tu penses

S’il fallait que j’m’en veuille, chaque fois que j’fais d’la peine

Je serais dans mon cercueil j’me serais ouvert les veines… »

Tiens, il fallait qu’il arrive, cet album, finalement.

« Sidonie O. dit n’aimer rien tant

Que l’azur à l’orée du couchant, ça lui plaît

Ooh, ça l’envoûte…

Ca fait passer le goût du chiendent

Comme à chaque peine sa fin de jour…

L’arrière-saison le temps d’une vespérale… »

Same Script, Different Cast :

What you're saying could be true
But how can I take advice from you

I'm not hating
But I wish the one before me
Would have warned me too

Don't say no more (lalalala)
Uncover your ears girl
I'm not listening (lalalala)
But I know you hear me
Maybe my reasons are wrong
But I know that you believe me

This is a retake of my life
I was his star for many nights
Now the roles have changed
And you're the leading lady in his life
Lights, camera, now you're on
Just remember you've been warned
Enjoy it now, cause it won't last
Same script, different cast

It's your fault you didn't love him enough
That's the problem
I loved him too much
And when you love him
He becomes unattracted to you

Oh no, he's changed and I'll prove you wrong
So go away, leave us the hell alone

He loves me (he'll hurt you)
He'll stay with me (he'll leave you)
For sure, for sure …"


For sure.

jeudi 21 avril 2005

gribouilles & grabouilles

Bon, ce n'est pas le plan le plus flatteur. Mais, quand même, que c'est beau, que c'était beau...


à droite, le morse, absorbé par le mode d'emploi de son pinceau. à droite, marianne, sa bouteille de gnôle/gouache noire à la main (faut bien ça pour supporter, en plus de l'odeur de peinture et des jeux à boire, de passer la nuit avec le morse ^^). au fond, myself. quelle pose flatteuse.

hao, la loutre rouge, en plus de prendre la photo, surveille la scène sur le mur de droite.

mercredi 20 avril 2005

mon chat est mort.

oh, que j'ai froid. que j'ai froid. que j'ai froid.

jeudi 14 avril 2005

Angie don't you weep

Assise sur le rebord de ma fenêtre, j'écoute ce CD que j'ai fait pour toi. Il pleut. De temps en temps, le vent fait frapper ces gouttes contre moi et c'est froid. Ce sont les larmes que je ne verse plus, mais elles sont toujours là, dehors, partout.
Il paraît que l'amour c'est comme un cigarette. Oui, cet amour, c'est comme cette cigarette et toutes celles que j'ai fumées avec toi. Elle se consume lentement, et c'est bon. Cette fumée qui vient en moi. Bouffée après bouffée, plaisir après plaisir, "minute after minute, hour after hour". Je l'accueille sans me rendre compte. Je l'attends. Je l'aime.
Jusqu'au filtre.
Amer. Noir de toute ce qu'il a accumulé. Noir de souvenirs et d'émotion.

Oui, je me complais, c'est vrai. Je caresse le bord rugueux de mon fume-cigarette. Je ferme les yeux, je sombre, je les rouvre.
Et maintenant Georgia... Georgia... No peace I find. Jus' an ol' sweet song...
Cette pluie qui ne veut pas cesser. Dans mon ventre, elle bat comme un orgasme.

Dans mes oreilles, dans ma poitrine, elle bat comme un coeur.

Je ne sais plus si je veux qu'elle s'arrête. Je crois que je crois en elle comme je crois en toi. Avec lassitude, avec ironie. Parce que maintenant je l'ai comprise. Je ne comprends pas le soleil, je l'aime. Je ne le touche pas, je ne l'atteins pas, je l'adore. Je le laisse m'étreindre. Je crois le toucher mais je caresse le vent. L'herbe. Les fleurs. Il est trop loin, trop beau.
La pluie, je la pleure. Je la moque. Je la pousse. La pluie... Je souris.

Et les autres, ils sont dans ce paquet de mangues à côté de moi. Je ne les ai aps touchées encore parce que je suis trop pleine de toi pour avoir faim. Mais crois-moi, je le ferai. Le sucre, ce sera pour plus tard.
Après cette autre cigarette.


C'est drôle, maintenant c'est "Dreams Are My Reality". Et tu vois, c'est un sourire différent. Parce que ça, c'est ce que tu ne m'as pas pris. Moi. Mes rêves. Le sentiment proche de la joie que j'éprouve en écoutant ce genre de chansons. Les films que j'aime. La beauté. Douce. Universelle.
Et ensuite, c'est encore mieux. "No Surprises". Je n'écoute pas les paroles. Cette chanson, pour moi, c'est l'Auberge Espagnole: Xavier qui accroche ses photos sur les murs de sa nouvelle vie. Il s'allonge sur son lit. A la fois un peu mélancolique et plein d'espérances.
Tu te souviens, quand je t'ai rencontré, j'avais peur de l'avenir. Je m'accrochais au passé, à mes souvenirs d'avant le bac. A présent, je regarde devant moi. Ce que je vais vivre de nouveau avec d'autres personnes. Tu seras là quand même. Une photo. C'est tout.

Tu m'auras juste désabusée un peu plus. Tu vois, on peut être aussi midinette et pailletée que moi et avoir le coeur gris comme les poumons. On peut être "une petite fille en pleurs".

Je vais manger une mangue, maintenant, je crois.
Je referme la fenêtre. Je me pelotonne dans mon grand lit.
Je passe toutes les chansons jusqu'à "Asleep On A Sunbeam".

Voilà.

samedi 9 avril 2005

Nivea Man

vous savez, je sais pas si on gagne à laisser parler son Subconscient Superficiel.

le mien s'est exprimé pendant la page pioub entre Nip/Tuck et Sex&the City (oui, je regarde des séries de fille hype, et même j'ai le pur sac de la fashionista - le Classique de Balenciaga - et des escarpins marc jacobs) (non ça c'est pas vrai) (et en plus, le sac, il est à ma mère en fait). c'est généralement le moment qu'il choisit pour venir me tourner autour, le moment où je repose ma canette de CocaLight vide entre ma boîte entamée d'olives vertes et mon polissoir à ongles. le moment où, entre lassitude et désespoir, je regarde la pioub enroulée dans ma couverture sur le canapé en me demandant combien de personnes ont un orgasme à cet instant précis (oui, je vous ai prévenus pour Amélie).

et c'est là qu'il me tombe dessus sans crier gare tel l'oeuf qui glisse hors de sa coquille, attiré par la force inexpugnable de la gravité jusque dans la poêle brûlante.

l'Homme. avec sa crème au Q10 Nivea for Men, qui gomme les cernes et les traces du vieillissement. et qui charrie (pas la crème, l'Homme) sa copine avec ses tranches de concombre sur la tronche. d'une beauté de bifidus actif. un concentré de perfection issu de l'agriculture biologique. une petite merveille nourrie aux critères de beauté occidentaux élevée en plein air aux sports de l'homme sain et qui a une salle de bains aménagée bleue et blanche, assortie à ses yeux (bleus) et à sa peau (blanche).

alors, à cet instant, depuis mon canapé est monté un gros phylactère en forme de nuage qui a recouvert l'autre, plus petit, contenant toutes les preuves de combien je n'avais aucune moindre envie d'être à la place de la connasse dans sa baignoire avec sa salade grecque faciale. dedans (dans le gros nuage) il y avait écrit "JE VEUX!!!!" en majuscules noires très épaisses.

c'est tout juste s'il n'y avait pas écrit en-dessous "viens à moi, Nivea Man, laisse tomber miss crudités-sur-la-binette et viens te tartiner ta crème au Q10 en face de MON miroir après m'avoir montré ton savoir-faire sexuel dans notre baignoire aménagée bleue et blanche parfaitement entretenue grâce aux nouvelles tablettes Calgon!"

même, c'est toujours tout juste si y'avait pas un jeu de mots en petit sur Q et concombre, mais alors tout juste, hein.

bon sang, c'est pas normal.

vendredi 8 avril 2005

qu'est-ce qui me fait vivre?

aujourd'hui, je vais dire plein de trucs sans rapport les uns avec les autres.

il fait gris, mais humide, j'aime bien cette atmosphère. la maison est sombre. j'ai l'impression d'être bien à l'abri pendant un orage d'été - voilà où je veux en venir: vous savez (en fait, peut-être pas) combien je déteste le froid. le froid, c'est la solitude et le malheur, voilà. donc j'aime pas trop quand il fait mauvais. mais j'aime bien quand il fait mauvais et que ça fait ressortir la chaleur qu'il y a à l'intérieur.
en plus, tout à l'heure, le soleil brillait. il y a une lumière superbe aujourd'hui.

j'aime les chaudes nuits, aussi. la nuit des Escales, il y a tellement de monde sur le port qu'il fait aussi chaud à minuit qu'à midi. j'ai du mal à expliquer la joie que ça fait naître en moi. même, j'ai du mal à la penser. je n'arrive qu'à la ressentir. sourire. danser. (oui, s'il fait si chaud, c'est peut-être aussi parce que je sautille partout comme une folle.) et la musique. je ne résiste pas à une fête! (il y a des gens qui avouent détester les fêtes.) nuit, chaleur, musique, moiteur, foule, été... fête. j'ai hâte d'y être. je me répète, mais tout ça me fait me sentir vivante.

peut-être que c'est ça, la réponse à la question du titre.

"don't blame it on the sunshine,
don't blame it on the moonlight,
don't blame it on the good times
blame it on the boogie..."

mais c'est un peu trop simple, et puis ça ne rime à rien.

j'ai beau jouer les originales, je suis comme n'importe quelle minette de mon âge: j'ai besoin de me différencier. ce sera du rose, ou du bleu. ou du noir.
je ne sais pas si mes cheveux en ont vraiment envie. mais ce n'est pas comme si je leur passais n'importe quel caprice...

j'ai des nouvelles partitions. Bach. c'est étrange de jouer la même chose qu'hilary hahn. je n'aime pas que mes parents fantasment trop sur elle, d'ailleurs - ça leur fait du mal de m'imaginer travailleuse, passionnée et prête à m'investir dans le violon. ils sont tellement attachés aux choses concrètes - il faudrait que je passe des concours, ou je-ne-sais-quelle connerie du genre; c'est valable aussi pour l'écriture. je trouve ça ridicule, mais comment leur en vouloir? moi qui ne parviens pas à trouver mes désirs, je comprends qu'on ne me comprenne pas.

il est presque huit heures du soir. le ciel est bleu.

lundi 4 avril 2005

eh bah si

oui, oui, je sais ce que vous pensez: là litchee telle qu'on la connaît (ou pas) elle est en train de rater sa vie grrrraaaave et elle poste même pas pour le raconter.

eh bah si.

rater sa vie est un droit inaliénable, c'est pas moi qui l'ai dit c'est amélie (maintenant vous aurez compris qu'amélie poulain est mon nouveau maître à penser - c'est un peu comme raffarin avec lorie - et intelligents comme vous êtes vous avez aussi compris pourquoi c'est peut-être pas l'idéal de s'identifier à une fille qui vit dans ses rêves en attendant son prince charmant qui l'emmène sur sa mobylette faire le tour de montmartre. non je rigole, vous êtes pas intelligents à ce point-là quand même). vous vous dites que rhoo quand même je suis pas tellement à plaindre, ma vie elle est ceci et cela... mais vous n'y connaissez rien.
alors voilà. mon bain refroidit, maintenant et tout ce que j'ai à dire c'est des platitudes sur mes multiples désastres. plus j'écris plus ça me déprime dites donc.

elle serait pas en train de nous faire de l'auto-apitoiement en direct celle-là?

EH BAH SI.

dimanche 3 avril 2005

Les Demoiselles de Rochefort - Chanson de Delphine à Lancien

Mais…
Mais que sais-tu de moi toi qui parles si bien
Toi qui dis me connaître et pourtant ne sais rien
Rien, rien, rien, rien…
Que sais-tu de mes rêves et de quoi ils sont faits
Si tu les connaissais tu serais stupéfait…
Tu ne sauras jamais!

(Lui : Tu sais bien que je sais, pourquoi me contredire?)
Tu ne sauras jamais pourquoi j'aime sourire
Rire, rire, rire, rire…
Tu ne sauras jamais pourquoi j'aime danser
Pourquoi j'aime passer mon temps à rêvasser

Pour toi je ne suis rien qu'une poupée, de plus
Je me demande encore ce qui en moi t'a plu
Tu trouves mes propos plats et incohérents
Que je sois triste ou gaie te laisse indifférent

Jamais,
Jamais tu ne te poses la moindre question
Tu te moques de moi pour un oui pour un non
Non, non, non, non…
Tu dis aimer l'argent encore plus que toi-même
Et moi où suis-je alors quand tu dis que tu m'aimes?
Si tu m'aimais vraiment!

(Lui : A quoi bon répéter ce que je t'ai redit ?)
Si tu m'aimais vraiment autant que tu le dis
Dis, dis, dis, dis
Quand tu m'as assez vue, soupirerais-tu en
Disant « Excuse-moi, le temps c'est de l'argent »?

Mais le temps mon ami, pour moi, c'est de l'amour
C'est rire, c'est chanter, tant que dure le jour
C'est aimer chaque nuit que le seigneur a faite
Le temps, c'est de l'amour, vivre, c'est une fête!

Alors,
Alors n'espère pas devenir mon amant
Tu mens lorsque tu parles de tes sentiments
Mens, mens, mens, mens
Reprend ta liberté, et de fil en liaison
Tu trouveras l'amour pour le prix d'un vison
Et puis tu m'oublieras!

(Lui : Pourquoi tout compliquer quand tout est si facile?)
Ton œil s'allumera aux battements de cils
Cils, cils, cils, s'il
S'il te plaît d'une fille à la voix de velours
Qui prendra ton argent en te parlant d'amour…

Pardonne ma franchise, et ma sincérité
Quand au cœur, si tu veux, mettons le de côté
Évitons les amours aux lentes agonies
Et disons gentiment, toi et moi : c'est fini.

vendredi 1 avril 2005

normalement

normalement, on ne s'épanouit pas dans la douleur.

pourtant, je relis sans cesse mes souffrances étalées. dans le train, par exemple. gribouillées sauvagement sur deux feuilles de cahier, il y a toutes mes larmes. tout le froid. il neigeait ce jour-là sur Paris, et moi qui suis perdue dans cette ville trop grande et trop glacée, je sentais givrer mes joues, j'entendais craquer mes pas, je cherchais l'arrêt de bus et j'avais ton absence dans le ventre.

et les gens avec leurs bagages. et les rideaux verts trop près et trop sales. je ne sais plus comment j'ai fait. moi qui ai pleuré tout le long du trajet, comment j'ai fait, pour parcourir la gare? j'avais faim et pas d'argent. je n'ai pas mangé ce matin-là, c'est vrai (tu te souviens...). à la place, je me suis effondrée par terre, une chute d'eau, comme audrey tautou dans "le fabuleux destin d'amélie poulain".

ça me fait mal de parler de ça. ça me fait mal de penser que je ne devrais pas, que je devrais aller de l'avant. ça me fait mal de penser à ce que tu penses.
tu ne regrettes pas, hein?
tu es bien comme ça, toi.

voilà quelques temps que je n'avais pas pleuré. je n'avais pas relu ces pleurnicheries depuis longtemps, non plus. je me sens hors de tout. c'est idiot d'écrire ça ici. c'est idiot de penser à toi. c'est idiot, inutile, malsain. comme les mollets. je suis sûre que tu te souviens de ça. et de l'école centrale sup de CO. et des textos. et de Joe Dassin et de Ray Charles, et de Angie, Aaaaaangie. et des dix-huit ans de kriss. et des Eddings et de la gare de Nantes et de tous ces départs sur tous ces quais. Beethoven et cette fameuse canette de Coca.

ce tout premier instant.

je suis perdue dans tous ces souvenirs. perdue entre la douleur et le plaisir. tu sais que je ne suis jamais certaine d'être en vie... mais ces émotions-là, c'est de la vie dix-huit carats, poinçonnée à l'intérieur. c'est comme sentir mon coeur battre dans un ampli, les mains plaquées sur la grille.

normalement, on ne vit pas de cette manière, traquant la moindre vibration sensorielle, touchant du bout des doigts, devinant ton ombre derrière la vitre. surréalisme. chute libre. je me sens...