vendredi 8 avril 2005

qu'est-ce qui me fait vivre?

aujourd'hui, je vais dire plein de trucs sans rapport les uns avec les autres.

il fait gris, mais humide, j'aime bien cette atmosphère. la maison est sombre. j'ai l'impression d'être bien à l'abri pendant un orage d'été - voilà où je veux en venir: vous savez (en fait, peut-être pas) combien je déteste le froid. le froid, c'est la solitude et le malheur, voilà. donc j'aime pas trop quand il fait mauvais. mais j'aime bien quand il fait mauvais et que ça fait ressortir la chaleur qu'il y a à l'intérieur.
en plus, tout à l'heure, le soleil brillait. il y a une lumière superbe aujourd'hui.

j'aime les chaudes nuits, aussi. la nuit des Escales, il y a tellement de monde sur le port qu'il fait aussi chaud à minuit qu'à midi. j'ai du mal à expliquer la joie que ça fait naître en moi. même, j'ai du mal à la penser. je n'arrive qu'à la ressentir. sourire. danser. (oui, s'il fait si chaud, c'est peut-être aussi parce que je sautille partout comme une folle.) et la musique. je ne résiste pas à une fête! (il y a des gens qui avouent détester les fêtes.) nuit, chaleur, musique, moiteur, foule, été... fête. j'ai hâte d'y être. je me répète, mais tout ça me fait me sentir vivante.

peut-être que c'est ça, la réponse à la question du titre.

"don't blame it on the sunshine,
don't blame it on the moonlight,
don't blame it on the good times
blame it on the boogie..."

mais c'est un peu trop simple, et puis ça ne rime à rien.

j'ai beau jouer les originales, je suis comme n'importe quelle minette de mon âge: j'ai besoin de me différencier. ce sera du rose, ou du bleu. ou du noir.
je ne sais pas si mes cheveux en ont vraiment envie. mais ce n'est pas comme si je leur passais n'importe quel caprice...

j'ai des nouvelles partitions. Bach. c'est étrange de jouer la même chose qu'hilary hahn. je n'aime pas que mes parents fantasment trop sur elle, d'ailleurs - ça leur fait du mal de m'imaginer travailleuse, passionnée et prête à m'investir dans le violon. ils sont tellement attachés aux choses concrètes - il faudrait que je passe des concours, ou je-ne-sais-quelle connerie du genre; c'est valable aussi pour l'écriture. je trouve ça ridicule, mais comment leur en vouloir? moi qui ne parviens pas à trouver mes désirs, je comprends qu'on ne me comprenne pas.

il est presque huit heures du soir. le ciel est bleu.

1 commentaire:

Nivea Man a dit…

tout à fait d'accord
(pour le coup de l'orage d'été)

le sauna au milieu de la caverne ? bof.