mercredi 24 décembre 2008

Mercredi, c'est Maxime!

120 - L'on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein formé de trahir.

56 - Très bon réveillon à tous! (apocryphe)

François de la Rochefoucauld,
Maximes

jeudi 18 décembre 2008

Bien

J'ai rangé, un peu nettoyé, préparé mes bagages pour rentrer passer les fêtes à Saint-Nazaire.
Tous mes cadeaux sont prêts.

Je joue à Plant Tycoon, j'écoute cette jolie musique paisible et je regarde des bouts de Firefly pendant que mes plantes poussent.

Quel plaisir... Quelle sérénité...
Je suis bien.

C'est peu, mais c'est déjà beaucoup.

mercredi 17 décembre 2008

Mercredi, c'est Maxime!

150 - Le désir de mériter les louanges qu'on nous donne fortifie notre vertu; et celles que l'on donne à l'esprit, à la valeur, et à la beauté contribuent à les augmenter.

François de la Rochefoucauld,
Maximes

mercredi 10 décembre 2008

Mercredi, c'est Maxime!

39 - L'intérêt parle toutes sortes de langues, et joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé.

François de la Rochefoucauld,
Maximes

Accepted

Je viens de voir le film "Accepted".

Vous pouvez l'avouer: vous n'en avez jamais entendu parler. Le titre français ne vous dira rien non plus - tout au plus confirmera t-il l'immortelle indigence des traductions de titre de films dans l'Hexagone: avec "Admis à tout prix", ils ont fait très fort.

Eh bien, moi non plus, je n'en avais pas entendu parler. Si je l'ai vu, ce n'est que pour une raison... non, en fait, plusieurs.

C'était en partie pour ça...


Mais également un peu pour ça...


Et aussi un peu pour ça, peut-être (mais un tout petit peu)


Enfin voilà, damned, je suis démasquée, c'était uniquement et totalement pour Blake Lively que je regardais ce film.

Eh bin c'était une bonne surprise. J'irai même plus loin: une bien belle surprise.

Alors attention hein, c'est tout de même une énième comédie adolescente américaine, hyper "formulaic" (comme on dit dans le milieu), bourrée de clichés, avec quelques blagues en trop, pas toujours de bon goût.
Mais que voulez-vous? J'ai trouvé ça hyper mignon.

L'histoire: Bartleby (Justin Long, le "Mac" des pubs Apple) se rend compte au lendemain de la graduation qu'il n'a aucun avenir. Du moins, pas tel que son entourage le conçoit: il n'a été accepté dans aucune université. Même la fac publique à deux sous ne veut pas de lui. Désespéré, il en arrive à imprimer un faux courrier à en-tête le félicitant de son entrée prochaine à la très fictive South Harmon Institute of Technology (...oui, la S.H.I.T., donc), juste pour rassurer ses parents un moment. Mais ce mensonge va évidemment l'entraîner bien plus loin que prévu.

J'ai pas pu m'empêcher d'accrocher à l'ambiance générale complètement barje, aux personnages adorables (du gros geek frisotté au rockeur ringard, du vieux réac vulgaire et charismatique - personnage ultra pompé sur mon bien-aimé George Carlin, by the way - à l'aspirant télékinésiste), d'apprécier qu'on se moque un peu du système universitaire américain (sérieux, pour ce que j'en ai vu, ça me ferait presque aimer le nôtre), d'admirer encore une fois la fraîcheur et le naturel de Blake L., ...et même d'adhérer un peu au message.

Parler d'adhérer au message de ce genre de film, c'est un peu comme parler de savourer la complexité des saveurs d'une pizza Domino's: un paradoxe. Mais je me reconnais tout de même en partie dans le tableau, l'atmosphère et les idéaux d'Accepted - j'évite de spoiler, tant qu'à faire, ça vous gardera un peu de sustemse. D'ailleurs, pour ceux de ma connaissance qui voudraient voir ce film avec moi, j'ai téléchargé des sous-titres en français ;)

Ce n'est pas parce qu'un message est un cliché qu'il est forcément faux...

mercredi 3 décembre 2008

Mercredi, c'est Maxime!

11 - Les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires. L'avarice produit quelquefois la prodigalité, et la prodigalité l'avarice; on est souvent ferme par faiblesse, et audacieux par timidité.

François de la Rochefoucauld,
Maximes

mardi 2 décembre 2008

Literary Bitch

J'ai une jeune prof cette année. Oh, pas jeune-fraîchement-sortie-des-concours non plus, mais je pense qu'elle n'enseigne que depuis quelques années.

Je l'appelle Literary Bitch.

Le TD qu'elle nous dispense n'a pas de thème précis, il est simplement destiné à approfondir nos connaissances littéraires en général. J'aimais bien cet idée, d'ailleurs le CM assorti est passionnant.
Mais ce TD... Aah, ce TD...

Je trouve ironique que quelqu'un qui est censé nous aider à améliorer notre appréhension générale de la littérature dépense tant d'énergie à nous faire sentir à quel point nous sommes dramatiquement incultes dans ce domaine.

Voilà en gros le plan du cours:
Un infortuné petit agneau présente sur l'autel du sacrifice un exposé oral sur un texte choisi par elle.
Pendant que l'intéressé s'efforce de dissimuler ses mains qui tremblent en énonçant son plan, Literary Bitch regarde en l'air et joue avec son stylo.

Tout l'oral se déroulera comme ça, l'étudiant souvent incertain - tout le monde n'aime pas s'exprimer en public - et LB qui se repousse les cuticules en attendant que ça passe, l'air de Gary Kasparov à un cours d'initiation aux échecs.

Et puis, quand c'est fini, elle lâche deux mots d'appréciation - en général concernant une parenthèse accessoire ou un rappel historique de la troisième partie du grand deux - et effectue sa reprise.
Un festival de grands mots savants qui font bien dans les concours, genre herméneutique ou ataraxie.

Ce qui est incroyable c'est l'arrogance avec laquelle elle s'exprime. Il n'y a rien de pédagogique dans son cours, elle ne semble être là que pour tourner nos efforts en dérision.

J'adore la fac, mais Literary Bitch concentre tous les défauts que j'essaie de ne pas attraper en y étant. On est tenté de faire des raccourcis, de suivre le mouvement, de substituer ce que l'on entend à ce que l'on pense, ce qui fait bien sur une copie à ce qui est logique et clair, de prétendre qu'on comprend alors qu'on ne comprend pas, qu'on est un esprit libre alors qu'on suit les pointillés.
En fait, cette attitude, je crois, participe de l'idée qu'il existe une vérité absolue sur la littérature, la bonne vérité de l'université et des ouvrages universitaires. Et le but des études en lettres, c'est de dénicher et de répéter cette vérité divine, pour ensuite recevoir une petite tape sur la tête et une médaille en chocolat.

Mon but à moi, ce n'est pas ça. J'aime la fac et ce qui s'y dit, mais ça ne veut pas dire que je peux tout engranger aveuglément. J'ai envie de comprendre, de critiquer, de connecter.
Et puis bon... encore une fois, j'adore ça hein, comprenons-nous bien... mais ceux qui s'indignent quand on traite les études littéraires de masturbation intellectuelle me font un peu rire...

Ceci étant dit, je vous laisse: j'ai rendez-vous avez Literary Bitch.

lundi 1 décembre 2008

Life

Je lis un blog que j'aime bien, elle parle des décès d'élèves, des décès de profs, du lycée qui est triste, de combien elle voudrait tous les protéger.
Ca me fait du bien.
Ca me rassure de voir que les gens réagissent, que les gens sont tristes et le disent, que les gens ressentent ce que je ressens, parfois.

J'aime bien aussi lire qu'on a le droit d'être ému même si "c'est pas le pire". Même quand on sait les guerres, les accidents et les maladies qui font rage dans le monde, on a le droit d'être triste pour une personne toute seule, on a le droit d'être humain, et tant pis pour les statistiques.

Ce qui me rassure aussi c'est les gens qui disent "Elle s'appelait Stéphanie, elle était dans ma classe en cinquième, je ne l'ai jamais oubliée."
Les gens qui se souviennent.

Moi je me souviens de ma petite Margaux, de l'éclat de sa peau noire, de ses cheveux soyeux.
Je me souviens de Loïc et je pense à sa femme, à son fils et surtout à sa petite fille qui aimait tant mon papa, sûrement en partie parce qu'il lui rappelait le sien. C'est idiot mais je me sens triste pour elle que mon papa soit parti aussi, pauvre bichette.
Et je me souviens de lui aussi, bien sûr.
J'aimerais bien qu'il soit encore là, mon papa.
Entendre sa démarche traînante dans le couloir le matin et le voir ébouriffé sortir ses tartines du grille-pain.
Lui parler du dernier album de McCartney et lui demander ce qui lui ferait plaisir pour son anniversaire qui arrive.

De temps en temps, j'écoute des morceaux de son groupe de musique, qui m'ont accompagnée toute ma vie, qui sont gravés pour toujours dans ma mémoire et accompagnés de souvenirs multicolores de concerts, de festivals, de marchés,de tournées. Je suis submergée par la nostalgie, pas la nostalgie ordinaire, douce-amère, mais une nostalgie violente qui proteste contre le manque, qui donnerait n'importe quoi pour revenir en arrière, pour retrouver ce qui n'est plus. Ces moments merveilleux, miraculeux, bénis. Peut-être en profiter mieux. Si possible, ne jamais en repartir.

samedi 29 novembre 2008

Le vieil Arabe

Une histoire trouvée ici: Humeurs Noires


Un vieil Arabe vit depuis plus de 40 ans à Chicago. Il aimerait bien planter des pommes de terre dans son jardin, mais il est tout seul, vieux et faible. Il envoie alors un email à son fils qui étudie à Paris pour lui faire part de son problème.

Cher Ahmed,
Je suis très triste car je ne peux pas planter des pommes de terre dans mon jardin. Je suis sur que si tu étais ici avec moi, tu aurais pu m'aider à retourner la terre.
Ton père qui t'aime. Jamil.

Le lendemain, le vieil homme reçoit ce courrier :

Cher Père,
S'il te plait, ne touche surtout pas au jardin! J'y ai caché ce que tu sais. Moi aussi je t'aime.
Ton fils Ahmed.

A 4 heures du matin arrivent chez le vieillard la US Army , les Marines, le FBI, la CIA et même une unité d'élite des Rangers. Ils fouillent tout le jardin, millimètre par millimètre, et repartent bredouilles.

Quelques heures plus tard, le vieil homme reçoit un nouveau courrier de son fils :

Cher Père,
Je suis certain que la terre de tout le jardin est désormais retournée et que tu peux planter tes pommes de terre. Je ne pouvais pas faire mieux.
Ton fils qui t'aime, Ahmed.

mercredi 26 novembre 2008

Mercredi, c'est Maxime!

19 - Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui.

François de la Rochefoucauld,
Maximes

lundi 24 novembre 2008

shoes*shoes*shoes

Ah, les chaussures...
Rares sont les filles qui ne connaissent pas ce frisson de la colonne vertébrale, cette envie de ronronner et de hurler de joie, bref cette allégresse et cette excitation qui n'accompagnent que la découverte d'une adorable paire de chaussures.
Je ne sais pas pourquoi spécialement les chaussures. Sans doute parce que sous le nom chaussures se cache une infinité de possibilités, qui va de la mary-jane à la low-boot, du talon plat au 12 cm, de la botte à l'escarpin et qui passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Je sais que pour moi, ça a aussi à voir avec le fait de marcher.
Lorsque je sors de chez moi le matin dans ma belle paire de chaussures, le monde m'appartient. Je ne pense qu'à mes pieds. A chaque fois que j'en lève un et à chaque fois que je le pose par terre, je pense à la beauté de mes chaussures et je jubile.
Après tout, la chaussure est sans doute l'accessoire le plus important qui soit. Déjà parce qu'on en porte tout le temps, ou presque. Et ensuite parce qu'elles donnent tout son sens à un look. Vous avez déjà vu Audrey Hepburn en baskets?

La question qui se pose à moi, cependant, et motivée par des impératifs aussi bien éthiques que budgétaires, est: pourquoi autant de chaussures?
Pourquoi ne puis-je pas me contenter des chaussures que j'ai, et toujours vouloir en acheter des nouvelles?

Je pense qu'il y a une partie de moi qui achètera toujours des chaussures, pas forcément en quantités astronomiques, mais régulièrement tout de même, tout simplement parce que j'aime ça.
Mais il y a aussi une partie de moi qui doit se raisonner.
Acheter des chaussures est une façon de se déresponsabiliser, d'abord. De jeter son tablier, de se prendre pour une diva. Je n'ai pas besoin de réfléchir, je m'achète des chaussures, je me noie dans le plaisir et je n'ai pas à penser à mes problèmes.
Mais c'est aussi s'acheter une nouvelle personnalité. Je ne plaisante pas quand je dis que des chaussures définissent un look -  c'est facile de changer de peau en s'habillant les pieds. Je suis féminine, escarpins, je suis rebelle, bottes à boucle, je suis hippie, sandales. A la longue, ça peut donner l'impression d'un réel pouvoir. Pour se renouveler, on aurait alors besoin de nouvelles chaussures. L'argent change de mains et on sort de là purifiée, débarrassée des mauvaises ondes, prête à repartir du bon pied dans la bonne direction.
C'est un peu vrai, je pense que l'apparence que l'on se donne peut changer l'image que l'on a de soi. Mais le processus est plus subtil que ça.

J'ai besoin de trouver l'équilibre.
J'aime les chaussures, c'est vrai, mais je n'ai pas envie de plonger dans la névrose. Je n'ai pas envie de devenir une fashionista endettée et oversapée, mal dans sa peau sur des talons trop hauts, jamais rassasiée. Je me suis rendue compte en prenant de l'âge - ;) - que s'habiller (et se chausser) au-dessus de ses moyens n'était pas glamour à mes yeux. Déjà j'avais du mal à me regarder en face lorsque je le faisais à seize ans, je n'ai pas l'intention de continuer fièrement sur la même voie à vingt-et-un... Et plus, comme certaines blogueuses célèbres que je ne citerai pas et qui ont fait de cette frénésie de consommation leur fonds de commerce (et vlan).
Sans rire, c'est vraiment quelque chose que je réalise petit à petit ces temps-ci. Que certaines personnes dont j'ai admiré les dressings fabuleux ne sont en réalité que ça. Des dressings fabuleux, énormes, emplis à ras bord d'une quête de personnalité qui n'est pas près de se terminer.
J'ai envie de trouver ma personnalité et mon style. Vraiment. Pas me mettre tous les deux jours en quête de la paire qui changera ma vie (ou le tregging qui me transformera en bonnasse, ou l'écharpe cagoule qui doublera mon QI).

La mode est toujours une de mes meilleures copines, ceci dit. Je vais juste essayer de ne lui prêter du fric que quand je serai sûre qu'elle me le rendra.

mercredi 19 novembre 2008

Jolene, by the White Stripes

J'avais entendu cette version il y a longtemps et l'avais rejetée.
Mais là, live, je dois reconnaître que je l'aime beaucoup en fait.
Anyway, here goes.




J'aime leur version du petit thème instrumental à la guitare, simple, moderne, un peu twisté par rapport à l'original. Et je suis sincèrement impressionnée par Jack, très expressif, qui maîtrise sa voix tout en restant destroy. Est-ce qu'il serait tout simplement meilleur en live?

lundi 17 novembre 2008

Thank God for Dolly

'Tis all I have to say.


jeudi 13 novembre 2008

Haïku

Rentrer à pied de la fac
Fraîcheur de l'île et bruissement de l'automne
Mon contrôle de Formes poétiques s'est bien passé.

mercredi 12 novembre 2008

New Rock de l'espace!


Firefly, épisode 15, la révélation tombe tel un couperet: les supra-pompes de l'espace sont des New Rock déguisées!
La conclusion que l'on peut en tirer est évidente: lorsque l'ère des vaisseaux spatiaux du Far West arrivera, les porteurs de New Rock seront les mieux équipés pour survivre.

Bon, par ailleurs, c'est l'épisode 15. Le dernier épisode. Après, j'ai plus que le film, et c'est fini :'(
Jamais il ne fut série plus injustement annulée. Des COWBOYS dans l'ESPACE, bordel. Je vois pas ce qu'on peut faire de mieux.

mercredi 5 novembre 2008

The beauty of Hula

La beauté du hula...
Pour moi, elle est particulièrement dans le hula lent, lentement amené.
Une seule fille, dont chaque mouvement est un hymne à lui seul.
Elle est dans les parfums que l'on devine au fond des fleurs et dans les plis de la robe, la chaleur que l'on sent dans l'air.
Le balancement de la jupe, ce balancement indescriptible, qui vient d'un coup de hanche rapide, mais qui s'épanouit lentement dans l'air, retenu par le poids du tissu qui se déploie, tombe et revient, s'envole et frappe le mollet, au-dessus des bracelets de cheville.
Les pieds nus, aussi, les plantes de pied que l'on voit se tordre et épouser le sol, toucher la terre.
Ah oui, la beauté du hula c'est aussi la beauté de la fille. Ses cheveux épais, leur façon de n'être ni lissés, ni bouclés, ni relevés, ni tressés, ni laqués. Son visage pur. Si je n'avais pas peur de faire cliché, je dirais que peu importe son apparence au quotidien, la fille est toujours belle lorsqu'elle danse le hula. Lorsqu'elle porte la couronne de fleurs, les bracelets, ses cheveux comme ça, longs, libres.
Ce qui me frappe c'est ce que je ressens, quelque chose de pur, de subtil. Je ne ressens pas du tout le hula comme la danse éminemment érotique dont on fait parfois l'article. La sensualité qui se dégage de cette danse - quand elle est dansée comme je l'aime - est au-delà de la métaphore sexuelle. C'est une sensualité terrestre, qui balaye tout sur son passage, qui transcende les jeux de séduction humains.

Dans ces vidéos, la danse à proprement parler n'apparaît que quelques minutes après le début. Le hula se mérite!

samedi 25 octobre 2008

Tim's got it

Je viens de parcourir le début du livre du délicieux Tim Gunn.
Tim, qui enseigne le stylisme depuis plusieurs dizaines d'années, dit des choses toutes simples sur la personnalité et sur le style qui m'ont beaucoup intéressées.
Comme je me retrouvais à me poser de plus en plus de questions sur moi-même et la façon dont je m'habille au fil de ma lecture, j'ai décidé de mettre ces réflexions par écrit, et de les poster sur mon blog, parce que ce n'est pas drôle de ne m'adresser qu'à moi-même. Ceci dit, comme j'ai déjà fait un post dans le même genre, je vous autorise à ne pas lire celui-ci si vous pensez en savoir déjà largement assez sur ma fascinante vie fashion.

Tim parle de l'importance de trouver son identité et son style. Mmm...
Mon style est difficile à définir parce que je suis trop éclectique pour rester la même trop longtemps.
Ce qui est le plus facilement identifiable, c'est mon goût pour l'underground, le punk, et le provocant. Cela inclut des imprimés comme l'écossais, des couleurs comme le noir et le kaki, des matières comme le cuir, des inspirations rétro comme les pin-ups, des inspirations contemporaines comme Vivienne Westwood; les laçages, le métal... Mais également un certain goût pour la référence qui touche parfois au déguisement, comme par exemple le look écolière: minijupe et chaussettes hautes.
Au-delà de ce style que nous appellerons punk pour faire simple, j'ai aussi des influences plus casual et mainstream. J'aime le style à la fois classique et pointu du Comptoir des cotonniers: couleurs foncées et tissus de bonne qualité, bien coupés, chic et originaux.
J'aime les jeans dans toutes leurs incarnations: slim, larges, bootcut, clairs, foncés, bruts, délavés, déchirés ou impeccables.
Et j'aime les talons hauts!

Tim évoque également le rôle du physique dans la construction de son propre style, et surtout l'importance de se poser des questions de proportion: "...quelle proportion est-elle créée par l'ourlet de votre jupe par rapport à vos chaussures, par le décolleté de votre robe par rapport à votre cou et vos épaules?..."
Je suis satisfaite de ma silhouette, j'aime être grande et mince.
Mais comme tout le monde, je dois faire attention à ce qui pourrait provoquer des effets d'optique peu flatteurs. Mon buste est court par rapport à mes jambes, et je dois travailler à ne pas le raccourcir davantage. Ca peut paraître idiot dit comme ça, mais un t-shirt assez court sur une minijupe taille haute peut vite me donner l'air de porter un tutu. Les pulls et les t-shirts longs, au contraire, rendent ma silhouette plus harmonieuse. De plus, ils flattent aussi ma taille, peu marquée, et à laquelle ne profitent pas les vêtements coupés pour des femmes toutes en courbes.
Les femmes petites portent bien les longs manteaux ajustés, qui mettent en valeur leur corps souvent bien dessiné et les rendent aussitôt gracieuses. Pour ma part, ils ont tendance à durcir mon allure et à rendre ma silhouette monolithique et ennuyeuse. Par contre, les vestes ou trench-coats larges et évasés, qui écrasent les petits gabarits, font ressortir la minceur de mes bras et de mes jambes et me donnent une allure plus délicate, plus cohérente, donc plus élégante.

Evidemment, Tim parle aussi en termes de couleurs...
Comme je le disais précédemment, j'ai une prédilection pour le noir, le kaki, et les teintes neutres le plus souvent foncées comme l'anthracite. Après ces premières amours, peuvent venir les imprimés dont la variété de couleurs sera un peu plus large. Et bien sûr, l'écossais.
Je peux porter d'autres couleurs de temps en temps, mais souvent sous la forme d'une seule touche qui détonera volontairement avec le reste, ou alors de motifs de qualité que j'aimerai particulièrement. Je ne suis pas naturellement attirée par les vêtements très colorés, pas comme je le suis par les vêtements unis. Cela vient aussi du fait que mon style d'une manière générale aime la simplicité. Il est entièrement visible et décryptable en quelques secondes, contrairement par exemple au style d'Hao, qui est basé sur la profusion de couleurs et de formes diverses, les bijoux, les motifs complexes. Je n'établis pas une hiérarchie entre ces deux esthétiques, loin de là... Ce goût pour la simplicité dans mon habillement touche vraiment à ma "personnalité vestimentaire" la plus basique, la façon dont je me représente: c'est comme ça, pas autrement... pour moi. Je peux adorer autre chose chez les autres, mais pas chez moi.

Enfin, pour finir ces pérégrinations mentales dans le placard de Litchee, je veux parler de ce que Tim appelle nos "uniformes". Nous aimons tous les uniformes, pas dans le sens où nous ne voulons pas être originaux, mais dans le sens où nous avons, pour la majorité d'entre nous, des "classiques" personnels, que nous connaissons par coeur, dont nous savons l'effet qu'il produit sur nous, et qui nous permet de travailler de façon sereine sur le reste de notre apparence. Ces "uniformes" peuvent être des vêtements seuls, mais aussi des looks complets, que nous aimons et auxquels nous tenons.
Personnellement, je suis par exemple accro aux minijupes et aux grosses bottes. Les deux ensemble, le plus souvent. Ca marche pour moi: ça marche avec mon physique, avec mon style, ça va avec presque tout ce que j'ai dans mon placard. J'y ajoute seulement un t-shirt au printemps; ces derniers temps, pour avoir bien chaud, je les porte avec un pull, un blouson en cuir, des leggings, des chaussettes hautes et une casquette.
Pas de raison de changer ça, dit Tim, et j'acquiesce. Quand on aime, il faut garder, chérir, et cultiver. Ca n'empêche pas de maintenir une certaine pertinence vis-à-vis de l'air du temps, et de se renouveler par ailleurs.

En tout cas, j'achèterai sans doute le bouquin du vieux Timmy. Cet homme est une perle.

lundi 20 octobre 2008

Le Mariage de Figaro

Je suis allée voir Le Mariage de Figaro (via le Fanal).
D'abord il faut savoir à quel point je suis ultrafan de cette pièce qui m'a accrochée dès que je l'ai découverte, en classe de seconde. Elle a un pouvoir comique tout simplement incroyable, et Beaumarchais m'en a convaincue en quelques vers. Je me refuse à le comparer à Molière au détriment de ce dernier, gardons leur chacun leur intérêt et leur domaine, mais je dois avouer que jamais Molière, que je sois lectrice ou spectatrice, ne m'a fait rire comme Beaumarchais avec cette pièce grivoise, élégante et irrévérencieuse.

C'est l'histoire d'un mariage (sans blague?): celui de Figaro, le valet du comte Almaviva, avec Suzanne, la camériste de la comtesse. Le Barbier de Séville racontait comment le rusé Figaro permettait au comte d'épouser sa belle Rosine; aujourd'hui, dans cette suite, il entend bien convoler lui aussi en justes noces. Malheureusement, le comte a fini par se lasser de la noble comtesse, et il aimerait à présent profiter avec Suzanne d'un "certain droit du seigneur" qu'il avait aboli quelques années auparavant en se mariant...
Sur cette trame de fond vont s'entrelacer les intrigues, les quiproquos, les stratagèmes, entre le couple Figaro-Suzanne, amoureux, espiègle et habile, et le couple comte-comtesse, enfermés dans la sphère de la noblesse où les désirs rageurs combattent les règles de la bienséance, la dictature des apparences et le concept usé de l'amour parfait.

La création de l'autre soir, donc.
Je ne suis pas particulièrement puriste. Hmm, bon, ok, il m'arrive de ne pas être tendre avec les adaptations, surtout du livre à l'écran. Mais je crois qu'il y a vraiment une dichotomie entre les adaptations qui prennent des libertés, coupant, rajoutant, déplaçant et finalement dénaturant le texte, et celles qui le respectent jusque dans les modifications qu'elles effectuent.
Cette création était de celles-là. Respect du texte bien sûr - manquerait plus que ça - mais la mise en scène parvenait à s'exprimer, et au final c'était une représentation très personnelle. Ils n'ont pas hésité à utiliser les ressources comiques et dramatiques coutumières de l'époque: faire jouer l'adolescent Chérubin par une femme et la duègne Marceline par un homme; ajouter ça et là une gestuelle ou des jeux de mots (à travers le bégaiement d'un personnage); jouer de la musique et chanter (les chansons écrites par Beaumarchais, bien sûr), etc.
Evidemment, toute la salle était pliée en deux la moitié du temps, y compris les lycéens que leurs profs avaient traînés un vendredi soir voir une pièce pour vieux. Certaines répliques qui, écrites, font simplement sourire peuvent, jouées, faire hurler de rire.

En tout cas je ne regrette pas d'avoir enfin vu cette pièce "en vrai"... Ca ne me donne que plus envie encore de voir d'autres pièces, et surtout des pièces comiques du 17ème et du 18ème siècle. C'est ma came :)

mercredi 17 septembre 2008

Wolala, comment elle est forte ma grande soeur.

Le concours a été remporté!

En effet, comme l'a proposé Eleonooore en commentaire, la liste mystère est une liste des films/séries/bouquins qui m'ont fait pleurer, classés par débit de larmes, du plus important au plus faible.
Je vais réfléchir à un cadeau approprié pour l'occasion :) Bravo, winner!

En attendant, je commente un peu ma liste:

Armageddon est classé tout en haut parce qu'il a vraiment ouvert une vanne à un moment précis, je détaille pas, ceux qui comprennent comprennent.

Buffy, c'est arrivé plusieurs fois. J'adore cette série, que j'avais eu le tort de considérer avant de l'avoir vue comme cheap et ordinaire, ce qu'elle n'est absolument pas - j'ai le plus grand respect pour Joss Whedon, qui en est l'âme, et le reste de l'équipe. C'est un vrai bijou.
Là, je suis en train de la revoir pour le plaisir, et je crois avoir été encore plus émue notamment par l'épisode "Passion" que la première fois... Une mort de personnage - je n'en dis pas plus, j'en ai même déjà trop dit! - très belle, très bien orchestrée, très bien jouée.

L'épisode de L'Instit, alors là, c'est la honte suprême, mais j'assume. C'était une petite fille chinoise dont les parents étaient renvoyés en Chine, bouh :'(

L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, c'est déjà un peu plus classe et plus compréhensible. J'ai craqué au moment où Scarlett Johansson, qui a perdu sa jambe et dont le cheval et blessé et traumatisé, regarde les vidéos des concours où ils ont participé.
En tout cas, beau film, à voir si pas vu - la présence de Kristin Scott Thomas et de Robeeeert Redfooord sont déjà un alibi suffisant.

Le Cercle des poètes disparus, bon, je crois que la fin ferait pleurer Thrall en personne. Non?

The Truman Show m'a aussi énormément émue. La scène de la fuite par la "fausse mer" est puissante, j'ai pris en pleine face l'horreur du mensonge, l'angoisse générée par toute la thématique du piège et de l'enfermement, tout en me surprenant à cogiter sur la vérité, l'illusion, l'intérêt de la vie et du monde... Mais je suis peut-être un peu impressionnable ^^

Pour ce qui est de la suite de la liste je n'ai pas grand-chose à dire à part lisez ces bouquins, voyez ces films, et on en reparle...

Par contre j'aimerais bien avoir votre opinion sur tout ça. Est-ce que vous vous reconnaissez dans certains éléments de cette liste? Quels sont les oeuvres de fiction qui vous ont le plus émus? Développez, développez :)

What makes you a geek?

Je lis régulièrement le blog de Garance Doré et j'aime souvent ce qu'elle a à dire.

Mais là, elle touche à un sujet sensible en se revendiquant "geek".
En entendant ça, j'ai d'abord un sursaut d'indignation incontrôlé. Quoi? Hein? Ca va pas bien? You're pas un peu malade, no? Tu vas me retirer cette étiquette d'appellation non contrôlée et la poser leeeentement par terre...

Ensuite, j'arrive un peu à me calmer et à réfléchir. Je me rends compte que c'est surtout énervant parce que si les filles les plus hip-et-branchées* de la planète se mettent à s'appeler des geeks, c'est mal barré pour ceux qui sont "juste" des geeks.

Et puis finalement, ça m'amène à réfléchir. Qu'est-ce que la geekitude, en réalité?

En lisant le post de la Garance, voilà ce que j'ai envie de lui dire: tu n'es pas nécessairement une geek parce que...
- tu consultes tout le temps tes e-mails. Ca, ma chérie, ça veut juste dire que tu as une vie bien remplie, un boulot trépidant, et que le tout-Paris veut ton corps. Ce n'est en général pas le cas du geek.
- tu possèdes un BlackBerry. Le geek n'a pas de BlackBerry. Le geek a son ordinateur. Il n'a besoin de rien d'autre.
- tu prends des photos avec ton téléphone. Là, je crois que tu t'es un peu mélangée les clichés. T'as confondu geek et ado, ma pauvre. Alors, on récapitule: celui qui prend des photos avec son portable, qui ne lit que des mangas et qui porte des Converse, c'est l'ado. Pas le geek.
- tu as un blog. Mais ma pauvre fille!... Si tous les blogueurs étaient des geeks, on n'aurait pas besoin du mot "geeks" pour les désigner. On les appellerait juste les "gens".
- quand la connexion internet d'un hôtel ne marche pas, tu changes d'hôtel. Alors là, même erreur, choupette. T'as confondu. Celui qui dort une nuit sur deux dans un hôtel et qui en change comme de chemise, c'est le gros bourge. Pas le geek.

Je dois avouer que ça me fait bien rire et on pourrait persifler comme ça indéfiniment, mais au bout d'un moment, il faut se poser la vraie question: qu'est-ce qui fait, réellement, le geek?
Et là, ça devient bien plus dur.
En marchant sur des oeufs, j'ai envie de dire ça:
le geek est attaché aux ordinateurs et aux nouvelles technologies parce qu'il a une vie intérieure qui y trouve de multiples échos.
Dans les jeux vidéos, dans les forums de discussion, la connaissance encyclopédique en ligne, l'accès aux séries, aux films, à la musique, aux mondes imaginaires en tout genre, il se retrouve et s'épanouit particulièrement.
Ca tient à pas grand chose mais je distingue particulièrement la personne branchée qui se sert du net et des ordinateurs pour communiquer avec ses amis ou jouer à un jeu et temps en temps, comme un outil auxiliaire à la vie, et le geek dont l'ordinateur ET d'une manière générale tout ce qui est geek: séries télé se déroulant dans l'espace ;) , consoles de jeux, jeux de rôle, etc. occupent sans conditions une place importante dans sa vie.

Voilà où m'ont menée ces réflexions matinales, mais bien que ça m'ait fait plaisir de mettre de l'ordre dans ma tête, je n'affirme pas avoir raison à 100% sur ce coup-là. J'espère simplement pouvoir rester geek, à mon sens du terme, pendant de longues et heureuses années encore. Je vais maintenant vous laisser pour aller prendre un petit café :)


* Quand je dis ça, je veux dire vraiment. C'est pas du petit cool pour faire genre. C'est du "entre deux fashion weeks, je rencontre des célébrités dans des soirées élitistes où je fais le DJ avec ma meilleure copine qui est aussi une star de l'internet" cool. C'est du cool tellement cool que tout gèle autour de toi. La température est en-dessous de zéro tellement que t'es cool.

Petit aparté: on me demande un indice concernant le concours de la note précédente. Voyons...
La clé de cette liste, c'est moi, Litchee. Pas ces films/séries/livres en eux-mêmes. Le point commun que vous cherchez a un rapport avec moi.

dimanche 14 septembre 2008

Un petit concours

Voici une liste mystère:

Armageddon
Buffy, the vampire slayer
un épisode de L'Instit
L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux
Le Cercle des poètes disparus
The Truman Show
le livre Harry Potter 4
Memento Mori
Léon
Big Fish
Le Secret des poignards volants
le livre L'Arbre aux secrets de Santa Montefiore
le livre Le Miroir d'Ambre de Philip Pullman
American Beauty
Raison d'état
un épisode de Gilmore Girls
Ratatouille
Le Mariage des moussons


Le but du jeu est de trouver, tout simplement, la raison d'être de cette liste mystère, ce qui en relie tous les éléments :)

Je vous laisse quelques jours pour chercher, le gagnant aura un cadeau :)

samedi 19 juillet 2008

WTF!

Je n'ai pas la lutte sociale dans le sang.
Ma mère a toujours été syndiquée, mais ma famille est depuis au moins deux générations plus classe moyenne que prolétaire. Mon grand-père maternel était tailleur, mon grand-père paternel, prof de travaux manuels en collège. Ma mère secrétaire médicale, mon père musicien accompagnateur en école de danse, tous les deux fonctionnaires.
Bien, sûr, toujours une conscience politique, mais pas de fantasmes de dictature du prolétariat.

Et pourtant, aujourd'hui, tous les jours, quand je lis le journal, quand je regarde la télé, je n'ai que ces mots à la bouche: inégalité, injustice, ras-le-bol, misère, indécence.
Je me sens flouée, arnaquée, tous les jours, quand je vois les réseaux dans lesquels évoluent ceux qui nous gouvernent, l'amour du luxe qui côtoie la peine à vivre, la vidéo de Rachida Dati raide bourrée.
Attention, je ne nie pas le droit de Madame le Ministre de se mettre la tête à l'envers en beauté.
C'est le décalage de ces images qui me met en rage. L'insouciance dorée, l'ambiance festive, les minauderies presque enfantines du ministre tandis que le pays, on peut se l'avouer maintenant, sombre lentement mais sûrement.
Quelle légitimité ont-ils?
Est-ce qu'ils ne sont pas un peu en train de se foutre de notre gueule?

Je me surprends à penser de plus en plus à ça...


Et à ça...


Et à ça...


Franchement, je crois que je ne suis pas la seule...

mercredi 9 juillet 2008

Muscles et Japan Expo

Bon alors déjà, écoutez-moi ça et dites-moi si c'est pas trop de la balle, sa mère:

I Want Muscles sélectionné dans Musique et Pop


Sinon, j'ai passé quatre jours fatigants, musicaux, agités et délicieux à Japan Expo 2008. C'est triste de ne voir la plupart de ces gens adorables que quelques jours par an.

I love friends, hugs, bo-buns, Paris in July, and life.

lundi 2 juin 2008

Style Profile

from the Sartorialist's blog

Job?
Student and part-time secretary.

Best Sartorial advice from your parents?
The material matters. A lot.

Style icons?
Audrey Hepburn for the everlasting glamour, Marilyn Monroe and Dita Von Teese for the sexy pin-up touch, Asia Argento for the subtle blend of trashy and elegant.

Describe your personal style
Fluctuating, but mostly featuring sexy, glam and Vivienne-Westwoodesque punk items.

I build my daily look around?
My current favorites pieces, daily schedule, and weather.

Personal Style quirk?
High heels.

Most cherished item?
Keeps changing. But overall, either my New Rock boots, my Westwood denim jacket or my leather jacket.

I feel best wearing?
Clothes that make me feel I'm standing out from the crowd.

The first thing I look at in another Sartorialist's outfit...
In the case of a dress or skirt, the dress or skirt. Otherwise probably shoes.

I never break this fashion rule.
No high heels with a short skirt.

I always break this fashion rule.
Observe latest trends.

Never caught wearing?
Crocs.

Most underrated item in menswear/womenswear?
The pencil skirt, sexiest skirt ever.

Dress to impress who?
Everybody, but mostly myself, my boyfriend, and my friends.

Shine your own shoes?
Do I look like Rockefeller to you?

Shoetrees?
God, no.

Favorite stores?
Great candy + clothes shop in Pont-Aven, Brittany; Allison in Montmartre, Paris; Le Printemps de Marnie in Nantes; popular brands such as Comptoir des Cotonniers, IKKS, Zara, H&M, etc.

Your next "must have" purchase?
A long flower-printed 70s dress.

I skimp when buying ...
Stockings.

Favorite item of clothing
Shooooes.

Guilty pleasure
Expensive bags.

Cologne, skincare?
Fresh cologne or Gaultier perfume,
Laura Mercier or Matis/Guinot from my beauty parlour for skincare.

Most stylish city?
London, Tokyo.

When I was in high school I wore?
Jeans...

Sports?
Again, my God, no.

Favorite fashion magazine?
Citizen K.

Favorite vacation spot?
London.

Favorite neighborhood restaurant?
Le Caribou, burger joint with hilarious Catholic-school students regulars, Nantes.

samedi 17 mai 2008

JK Rowling, Lexicon et Oz

par Orson Scott Card (source), traduction de Litchee

Vous le croyez, vous, que JK Rowling traîne un petit éditeur en justice parce qu'elle affirme que son édition à 10 000 exemplaires du Lexicon d'Harry Potter, un livre traitant de la très populaire série de romans de Rowling, n'est qu'un « remaniement » de son propre travail.

Rowling « a le sentiment qu'on a volé ses mots », déclare son avocat Dan Shallman.

Eh bien, merde, j'ai l'impression que JK Rowling a volé l'intrigue de mon roman La Stratégie d'Ender.

Un jeune garçon qui grandit dans une situation familiale d'oppression apprend soudain qu'il fait partie d'une catégorie spéciale d'enfants dotés de pouvoirs particuliers, qui doivent suivre un enseignement dans un établissement éloigné où la vie des élèves est dominée par un jeu intense qui se joue en équipe et en volant dans les airs, et où ce garçon se révèle être exceptionnellement doué et avoir une nature de leader. Il forme les autres enfants lors de sessions supplémentaires non autorisées, ce qui fait enrager ses ennemis, qui l'attaquent avec l'intention de le tuer; mas il est protégé par ses amis loyaux et intelligents et puise de la force dans l'amour de certains membres de sa famille. Il a comme mentor un homme plus âgé ayant accompli des exploits légendaires qui auparavant avaient maintenu l'ennemi à distance. Il devient la personne au centre d'une lutte contre un ennemi sans visage qui menace la Terre entière.

Ce paragraphe ne dresse la liste que des similarités les plus probantes entre La Stratégie d'Ender et la série Harry Potter. Mon livre a été publié en Angleterre bien des années avant que Rowling commence à écrire Harry Potter. Il est établi que Rowling avait lu énormément de fiction spéculative durant la période suivant la publication de mon livre.

Je pourrais venir à la barre moi aussi, Mme Rowling, et dire que je me sens « personnellement violé ».

La différence entre nous est que moi, je retire assez d'argent de La Stratégie d'Ender pour m'en contenter, sans avoir à essayer de punir les gens dont la créativité pourrait avoir été inspirée par quelque chose que j'ai écrit.

Mon travail n'est pas le seul dont on peut accuser Rowling d'avoir « emprunté » quelques éléments. Regardez cette page d'un site de fans, qui liste les liens entre HP et d'autres travaux antérieurs: http://www.geocities.com/versetrue/rowling.htm. Et n'oubliez pas la plainte déposée par Nancy K. Stouffer, l'auteur d'un livre intitulé La Légende de Rah et les Moldus, dont le héros s'appelait « Larry Potter ».

A l'époque, les avocats de Rowling ont qualifié la déclaration de Stouffer de «sans fondement».

C'est vrai que nous, les auteurs, nous empruntons des mots les uns aux autres, mais nous sommes supposés le reconnaître et pas prétendre que nous sommes originaux alors que c'est faux. J'ai pris le mot « ansible » chez Ursula K. LeGuin, et je l'ai toujours dit. Rowling, cependant, nie en bloc.

Si Steven Vander Ark, l'auteur du Lexicon, avait écrit une fiction qu'il présentait comme originale, alors qu'elle n'était qu'un remaniement d'idées piquées aux livres HP, alors elle aurait de quoi porter plainte.

Mais le Lexicon n'a été publié que pour servir de référence aux gens qui ont déjà payé leurs exemplaires des livres de Rowling. Même si le livre n'est pas universitaire, il appartient très certainement au domaine du commentaire universitaire.
L'hypocrisie de Rowling est tellement grosse que j'en ai le souffle coupé: avant la publication de chaque roman, il existait des livres dessus qui n'étaient pas plus intrusifs que le Lexicon. J'ai contribué à l'un d'eux, et il n'y a pas eu de plainte de Rowling ni de ses éditeurs à ce propos parce qu'ils savaient parfaitement que ces publications auxiliaires, universitaires/de fans, leur faisaient une excellente publicité et boostaient même les ventes.

Mais à présent la série HP est terminée, et Rowling affirme que son « travail de création » est «annihilé».

Bien entendu, elle n'affirme pas que c'est le Lexicon qui gêne son « travail de création » (à qui est-ce qu'elle est en train de piquer des trucs cette fois-ci?); c'est le procès lui-même! Et puisqu'elle a choisi de le demander, de qui est-ce la faute? Si elle avait laissé Vander Ark tranquille publier son petit bouquin et gagner sa petite croûte, elle n'aurait pas été distraite de son prochain roman.

Mais non, Rowling affirme que le livre de Vander Ark « constitue le vol géant de 17 ans de dur labeur ».

Dix-sept ans? Quelle connerie. Apparemment elle comprend là-dedans tout le temps qu'elle a passé à lire, et à emprunter, le travail d'autres écrivains.

A la barre, cela dit, la plainte principale de Rowling semble être qu'elle-même serait bien mieux à même d'annoter et de faire une encyclopédie de sa propre série.

Et alors?

Rien ne l'empêche de le faire, annoter et expliquer ses propres romans. Vous croyez que s'il y avait un Harry Potter Annoté par l'Auteur, le livre de Vander Ark interfèrerait avec ses ventes d'une quelconque façon?

Cette plainte sans fondement met en sérieux danger la tradition du commentaire de fiction toute entière. N'importe quel étudiant écrivant sur les livres HP, et en faisant une thèse, fera certainement tout ce dont elle se plaint à l'heure actuelle.

A partir du moment où on publie de la fiction, Mme Rowling, tout le monde est libre d'écrire dessus, de la commenter, et de la citer librement, tant que la source est mentionnée.

Ironie: le contenu du livre de Vander Ark s'est trouvé sur son site web pendant des années, et Rowling est réputée avoir tenu ce propos: quand elle avait besoin de rechercher quelque chose dans ses livres précédents, elle allait parfois se « glisser dans un cybercafé quand elle écrivait ailleurs que chez elle et vérifier quelque chose plutôt que d'aller dans une librarie acheter un exemplaire de HP. »

En d'autres termes, elle a déjà fait un usage personnel du travail de Vander Ark et lui a trouvé de l'intérêt. Même s'il avait des défauts, elle l'a trouvé utile.

Ca signifie que Vander Ark a créé quelque chose d'original et d'utile, il a ajouté de la valeur au produit. Si Rowling veut se plaindre que cela interfère avec sa créativité à présent, elle aurait dû se plaindre quand elle l'utilisait, et délivrait un prix à Vander Ark pour son site en 2004.

Maintenant, bien sûr, elle regrette « amèrement » d'avoir délivré ce prix.

Vous savez ce que je pense?
Rowling n'a nulle part où aller et rien à faire maintenant que la série HP est terminée. Après tous ses emprunts littéraires, ça y est, elle a juté et maintenant elle erre en essayant de trouver quelque chose à faire qui ait un sens.

En outre, elle tuerait pour une respectabilité littéraire. Bien qu'elle se soit fait plus d'argent que la Reine ou Oprah en quelques années, elle a dû voir ses livres poussés hors de la liste des bestsellers et consignés dans une liste «Jeunesse» à part. Les littérateurs méprisent son travail, le traitant comme une sorte de sous-littérature, qui ne vaut pas vraiment la peine qu'on en parle.

Ca la rend folle. L'argent n'était pas suffisant. Elle veut qu'on lui témoigne du respect.

Dans le même temps, elle est aussi entourée de gens dont la fonction principale est de lui lécher les bottes. Il n'y a aucun doute que certains lui ont dit « C'est mal de la part de ces gens d'exploiter ce que tu as créé pour se faire de l'argent. »

Elle s'est laissée convaincre d'être indignée par une publication tout à fait normale, dont elle avait elle-même eu l'usage pendant son existence en ligne.

Maintenant elle porte plainte contre quelqu'un qui a passé des années à promouvoir son travail sans recevoir le moindre centime en retour, et qui l'a même aidée à se faire une partie de ses billiards de dollars.

Le talent n'excuse pas l'ingratitude de Rowling, sa vanité, sa cupidité, son attitude persécutrice sur le pauvre gars, et ses plaintes pathétiques d' « emotional distress ».

J'espère ardemment que le verdict suite à ce procès sera:

1: La publication du Lexicon continuera sans aucun problème ou préjudice, parce qu'il entre tout à fait dans le cadre de la loi du copyright sur le travail universitaire, commentaire et critique.

2: Rowling sera obligée de payer les frais de procédure de Steven Vander Ark, puisque sa plainte n'était pas fondée à la base.

3: Les gens qui entendront parler de cette affaire auront un goût amer dans la bouche à propos de Rowling à présent. Son conte de fée à la Cendrillon nous a charmés un temps. A présent, son comportement de méchante sorcière cupide nous révulse. Et son prochain livre sera vu comme le bouquin de l'autre vieille sorcière.

C'est comme sa déclaration, idiote et intéressée, de l'homosexualité de Dumbledore. Elle veut qu'on la loue d'être moderne et politiquement correcte, mais elle n'a pas eu le cran de mettre ce « fait » supposé dans les romans eux-mêmes, sachant que cela pourrait freiner les ventes.

Quelle lâche, gonflée et prétentieuse. Quand j'ai un personnage gay dans un de mes livres, je le dis dans le bouquin directement. Je n'attends pas que toutes ses ventes initiales se soient faites pour en faire mention.

Rowling a maintenant montré qu'elle manquait de cervelle, de coeur et de courage. Clairement, elle a besoin de faire un tour à Oz.

jeudi 28 février 2008

Rings

Je viens de lire (relire? difficile de se souvenir, avec le temps qui passe et tout ça) ce post de Matoo sur les bagues des gens. Pour les analphabètes qui ne lisent que mon blog, je résume, en gros il parle de sa fascination pour les bagues, et de leur pouvoir d'expression:

« ...les bagues indiquent la coquetterie, la beaufferie, l’élegance, l’aisance, l’opulence, le souvenir d’une personne, la rupture, le symbole mystique, le cadeau à la tirette, celui de sa communion ou son anniversaire, un pacte ou une fantaisie. »

J'ai eu envie de raconter les histoires de mes bagues, parce qu'alors que mes yeux faisaient l'aller-retour entre l'écran et mon doigt, je me suis rendue compte que c'était bien vrai ce qu'il disait, le bougre.

Des bagues, en ce moment, j'en porte trois.


Celle-là a une histoire classique. C'est le cadeau d'anniversaire de mes dix-neuf ans.
Le dessus que l'on voit sur la photo est en argent, et l'anneau est plaqué or. Les trois brillants doivent être en cristal de zirconium.
Je me souviens bien de cet anniversaire parce que quand ma maman m'avait demandé ce que je voulais, je n'avais pas su quoi répondre (même en réfléchissant). C'est dingue, quand même... Il y a des périodes comme ça où nos désirs matériels ne prennent pas forme, sans doute parce qu'on n'a pas réellement envie de les pousser jusque là.
En tout cas, l'idée de la bague était venue un peu en dernier recours (j'en ai été très contente quand même ^^). Et bien sûr, quelques semaines après la grâce divine se matérialisait sous la forme d'une paire de chaussures de fooolie et je maudissais mes ancêtres de ne pas m'avoir prévenue à temps. (Cela étant, j'ai fini par acheter les chaussures, puis par les rendre parce qu'elles étaient décidément trop grandes en 38, et trop petites en 37 mais breeeeef. End of story)


La bague suivante est plus intéressante, c'est la Bague de Fiançailles de Hao & Litchee. Car oui, fiançailles il y eut, et dans des circonstances originales ^^ Mais avant de détailler ce passage crucial de l'Histoire, je précise que cette bague est en argent et la pierre en cristal de roche.
Sans plus attendre donc, les fiançailles. Vous n'êtes pas sans savoir que mon acolyte Hao et moi-même assistions aux mêmes cours de Philosophie à l'époque bénie du Lycée. Notre prof était une charmante jeune femme aux idées larges qui avait décidé de célébrer un mariage en classe afin d'illustrer le concept de parole = action. Et nous évidemment avons pensé très malin de nous porter volontaires, moins pour défendre le droit au mariage homosexuel que pour emmerder les « méchantes » de notre classe. En tout cas, la prof a accepté très sereinement de mettre en scène notre union. Elle était rigolote, quand même, maintenant que j'y pense. Notez qu'on n'aurait peut-être pas osé faire autant les pitres devant un vieux barbon platonicien ^^
Toujours est-il que nous avons échangé les anneaux en pouffant, devant un public stupéfait. Et par chance, les anneaux étaient coordonnés puisque Hao avait exactement la même bague, avec une pierre rouge sang.
Ces bagues sont donc rentrées au Panthéon de nos trips débiles, et y resteront probablement jusqu'à nos vieux jours, lorsque chacune dans notre rocking-chair nous évoquerons avec passion nos souvenirs de jeunesse, et nous nous ébahirons encore une fois de notre propre finesse (« quand on s'était mariées en philo tu te rappelles la tête de Myriam Machin pffihihi »).


Enfin, celle-ci a une connotation plus grave, c'était la bague de ma cousine Margaux, qui s'est suicidée l'année dernière (post ici). Ma tante me l'a donnée, et c'est un geste qui m'a beaucoup touchée. Margaux portait très souvent cette bague, qui a sa propre histoire: achetée à Londres, volée par une copine de copine, cachée, tordue, découverte, dé-tordue, rendue...
Comme la chanson « Into the West », que j'ai incluse dans son post linké plus haut, cette bague me rappelle énormément Margaux. C'était une fille très particulière, qui avait des passions très fortes pour les choses, alors que par ailleurs elle était difficile à déchiffrer. Cette bague, elle devait l'adorer, puisqu'elle la portait tout le temps. Tout comme les univers de fantasy, notamment le Seigneur des anneaux, les films, certaines musiques... c'étaient des choses dont elle ne se lassait pas, paradoxalement à son comportement quotidien qui semblait tellement blasé.
J'ai un souvenir que je chéris spécialement à son propos. Pour ses dix-huit ans, ma mère et moi lui avions envoyé une carte où j'avais écrit un truc du style « c'est un âge merveilleux... » (ça a dû lui paraître très bête étant donné qu'elle ne voulait pas de cet âge merveilleux, elle a sauté quelques semaines plus tard). Autour des mots, j'avais dessiné des fleurs et des papillons roses et dorés. Quand je l'ai revue ensuite, Margaux m'a raconté que sa mère s'était un peu moquée de mes papillons. Elle a ajouté d'un air fâché: « J'ai dit, moi ça m'a fait très plaisir que Louise me dessine des papillons... »
C'est un petit détail, insignifiant dans tout autre contexte que celui-ci. Mais dans la bouche de quelqu'un d'aussi réservé, d'aussi secret, d'aussi incapable de travestir ses sentiments... ça sonne comme une déclaration. Ca me paraît une manière de me dire que la relation que nous avions, quasiment celle de deux soeurs, était réelle, qu'elle était capable d'éprouver de l'affection pour moi, comme j'en éprouvais pour elle. Elle exprimait tellement peu ses sentiments que c'est la marque la plus sûre que j'en ai, du moins pour ces derniers mois, pour sa courte vie adulte.
Voilà, tout ça dans une bague...


Je porte ces trois bagues au même doigt, qui expriment chacune ce qu'elles veulent, et plus encore.

jeudi 21 février 2008

sky is grey, beautiful day

Il fait très moche aujourd'hui et pourtant la rue me sourit.
Les cafés, les Kebab, les épiceries de nuit me paraissent tous charmants. Les passants me ravissent.
Il y a dans l'air une odeur de pain chaud. Le Jardin des Plantes serpente et s'épanouit entre ses barreaux.
Sans raison, sans distinction, j'aime chaque détail des rues que je traverse. Les couleurs, par exemple: le patchwork gris et brun des pavés, l'éventail vert du feuillage, le caramel sombre de la façade du « Bistroquet », les flocons roses des quelques fleurs d'hiver.
La lumière est partout. A travers les nuages, sa blancheur éclate et nimbe l'univers.

vendredi 15 février 2008

Ca ne s'invente pas...

Ce matin je consulte une dépêche sur un meurtrier qui a tué cinq personnes sur un campus américain, avant de retourner l'arme contre lui-même.
Sous cette nouvelle pour le moins sinistre, il est néanmoins agréable d'être rappelé à la distraction par quelques publicités fort adaptées:

mardi 29 janvier 2008

I'm With You

Par association d'idées, j'ai repensé aux chansons d'Avril Lavigne que j'écoutais il y a quelques années. C'était la honte absolue d'écouter Avril Lavigne, elle faisait partie des artistes maaaudits. Il y avait un certain nombre comme ça de groupes qu'il était extrêmement mal vu d'apprécier, comme Evanescence ou Linkin Park. C'était des groupes "commerciaux"...
Mais j'aimais quand même bien Avril Lavigne, et j'aime toujours bien. "I'm With You", par exemple, est objectivement une jolie chanson. La chanson idéale pour se retourner la tête et se débattre dans son mal-être adolescent.
...C'est un thème qui me travaille récemment! C'est peut-être typique du passage à la vingtaine de regarder en arrière pour voir le tableau dans son ensemble.
Vers quel âge je vais me retrouver à regarder en arrière sur mon moi d'aujourd'hui?

Le moi d'aujourd'hui n'a pas fini son deuil et j'ai bien peur que ce soit ce qui le caractérise...
Miss you Dad.

samedi 26 janvier 2008

Le Bixit, un jeu d'éveil pour toute la famille

Ne vous arrive t-il pas parfois, lors d'une soirée avec vos amis, d'éprouver un sentiment proche de l'ennui? Il est tard, on n'a plus rien à se dire, les commentaires sur le temps ont été épuisés, le paquet de chips est vide et vos doigts sentent l'oignon.
Ce post vous est destiné, à vous, oui vous, car votre vie de la lose est sur le point de prendre un sens.
Et alors lorsque vous prononcerez cette phrase tout s'éclairera, le ciel s'ouvrira, la terre resplendira. "Et si on jouait au Bixit?" Sur le visage de vos amis se lira toute la joie enfantine d'un soir de Noël et flottera soudain dans les airs un parfum de bûche au chocolat et de Game Boy sous le sapin (oui, la Game Boy sous le sapin a effectivement un parfum, je suis surprise que vous posiez la question).
Trêve de teasing, le moment est venu de vous révéler les règles du superfantastic game of the Bixit et des composantes nécessaires à son bon fonctionnement.

*** LE BIXIT ***

Il vous faut:
deux dés à six faces clairement lisibles (je n'insisterai jamais assez sur ce point)
une quantité suffisante de bière (ou autre alcool, mais je n'engage aucune responsabilité concernant les conséquences d'un tel écart à la règle)
plusieurs amis (jouer tout seul n'est PAS une option)

Une fois que vous avez réuni tout ça, c'est le moment de faire bien attention aux...
Règles sacrées du Bixit:
Tout ce qui concerne le jeu doit être exécuté avec la main opposée. (Si vous êtes droitier, ça veut dire la main gauche. Si vous êtes gaucher, faites le calcul vous-même.) Quand je dis tout, ça veut dire lancer les dés, boire, et toucher son front lorsque c'est nécessaire (j'expliquerai plus tard). Comme vous pouvez le constater, le Bixit est un jeu sportif.
A chaque fois qu'il vous sera demandé de boire (et ça arrivera) vous devrez aussitôt après prononcer distinctement cette petite phrase guillerette: "Hmmm, c'est bon."
Tout manquement à ces règles sera bien entendu sanctionné d'un verre, car faut pas pousser.

Nota Bene: Au Bixit traditionnel, l'unité d'alcool représente la contenance d'un verre à shooter.

Maintenant que tous ces points sont clairement établis, nous pouvons passer au jeu en lui même qui est d'une simplicité enfantine. Chacun lance les dés tour à tour et l'assemblée obéit au vouloir divin selon les...
Règles des dés:
3 > le joueur est prisonnier du trois. Il devra boire à chaque fois qu'un autre joueur refera un trois, ce jusqu'à ce que lui-même en refasse un pour se libérer.

5 > le joueur est prisonnier du cinq. Idem que pour le trois.

7 > tous les joueurs doivent porter leur pouce à leur front (le pouce de la main opposée, bien sûr) et crier "Bixit!". Le dernier boit...

9 > le joueur qui précède celui qui a tiré le neuf boit.

10 > le joueur lui-même boit.

11 > le joueur qui suit celui qui a tiré le 11 boit.

tous les doubles > le joueur qui tire un double, après avoir éventuellement effectué l'action demandée par le chiffre (ex: double 5 = 10, je commence par boire) a le droit de distribuer aux personnes de son choix le nombre de verres indiqués sur un dé. Ex: Je joue en compagnie de Minnie, Mickey et Donald. Je tire un double trois. J'ai donc le droit de distribuer trois verres comme je le souhaite. Comme Minnie est déjà bien faite, je décide de l'épargner; Mickey, par contre, a un foie à toute épreuve. Je distribue donc deux verres à Mickey et un verre à Donald.
Après quoi, le joueur rejoue.

Certains doubles ont un effet particulier :

double as > tout le monde boit.

double 6 > une combinaison intéressante. Le joueur distribue bien sûr six verres comme bon lui semble. Mais il devient également prisonnier du Bixit: à partir de là, toutes ses pénalités seront multipliées par deux, jusqu'à ce qu'il fasse un 8 pour se libérer. (Il peut donc y avoir plusieurs prisonniers du Bixit en même temps.)

Maintenant que ces règles vous ont été clairement exposées, il vous suffit de les imprimer pour répandre le bonheur autour de vous. C'est pas beautiful ça?