mercredi 10 décembre 2008

Accepted

Je viens de voir le film "Accepted".

Vous pouvez l'avouer: vous n'en avez jamais entendu parler. Le titre français ne vous dira rien non plus - tout au plus confirmera t-il l'immortelle indigence des traductions de titre de films dans l'Hexagone: avec "Admis à tout prix", ils ont fait très fort.

Eh bien, moi non plus, je n'en avais pas entendu parler. Si je l'ai vu, ce n'est que pour une raison... non, en fait, plusieurs.

C'était en partie pour ça...


Mais également un peu pour ça...


Et aussi un peu pour ça, peut-être (mais un tout petit peu)


Enfin voilà, damned, je suis démasquée, c'était uniquement et totalement pour Blake Lively que je regardais ce film.

Eh bin c'était une bonne surprise. J'irai même plus loin: une bien belle surprise.

Alors attention hein, c'est tout de même une énième comédie adolescente américaine, hyper "formulaic" (comme on dit dans le milieu), bourrée de clichés, avec quelques blagues en trop, pas toujours de bon goût.
Mais que voulez-vous? J'ai trouvé ça hyper mignon.

L'histoire: Bartleby (Justin Long, le "Mac" des pubs Apple) se rend compte au lendemain de la graduation qu'il n'a aucun avenir. Du moins, pas tel que son entourage le conçoit: il n'a été accepté dans aucune université. Même la fac publique à deux sous ne veut pas de lui. Désespéré, il en arrive à imprimer un faux courrier à en-tête le félicitant de son entrée prochaine à la très fictive South Harmon Institute of Technology (...oui, la S.H.I.T., donc), juste pour rassurer ses parents un moment. Mais ce mensonge va évidemment l'entraîner bien plus loin que prévu.

J'ai pas pu m'empêcher d'accrocher à l'ambiance générale complètement barje, aux personnages adorables (du gros geek frisotté au rockeur ringard, du vieux réac vulgaire et charismatique - personnage ultra pompé sur mon bien-aimé George Carlin, by the way - à l'aspirant télékinésiste), d'apprécier qu'on se moque un peu du système universitaire américain (sérieux, pour ce que j'en ai vu, ça me ferait presque aimer le nôtre), d'admirer encore une fois la fraîcheur et le naturel de Blake L., ...et même d'adhérer un peu au message.

Parler d'adhérer au message de ce genre de film, c'est un peu comme parler de savourer la complexité des saveurs d'une pizza Domino's: un paradoxe. Mais je me reconnais tout de même en partie dans le tableau, l'atmosphère et les idéaux d'Accepted - j'évite de spoiler, tant qu'à faire, ça vous gardera un peu de sustemse. D'ailleurs, pour ceux de ma connaissance qui voudraient voir ce film avec moi, j'ai téléchargé des sous-titres en français ;)

Ce n'est pas parce qu'un message est un cliché qu'il est forcément faux...

3 commentaires:

eleonore a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
eleonore a dit…

Je suis prête. Je mets mon pyj' et je lance le film.
Je me demande si Bartleby aura quelque chose à voir avec le personnage de Herman Melville ("Bartleby" étant sans conteste un de mes livres préférés).

Litchee a dit…

Alors, ça t'a fait sourire ou tu as trouvé ça lourdingue et pas terrible?
(Au fond de moi, j'ai peur...)