lundi 27 avril 2009

Lindsay Lohan vs. Marilyn Monroe


Lors d'une compétition Lindsay Lohan / Marilyn Monroe, à votre avis, quelles seraient les chances de chacune ?

Hmm, voyons. Essayons d'être objectifs :

Lindsay Lohan n'a pas subi quatorze avortements (à ce jour).
Lindsay Lohan est née et a grandi dans un environnement moderne, avancé du point de vue de la médecine, du statut de la femme dans la société, à une époque où acteur est quasiment le métier le mieux payé du monde.
Lindsay Lohan n'a pas subi une opération lui ayant laissé une cicatrice très visible à l'abdomen.
Lindsay Lohan n'a pas été ballottée, enfant, de foyers en orphelinats et agressée sexuellement à plusieurs reprises (du moins on l'espère).
Lindsay Lohan a une armée de coachs sportifs, de chirurgiens, de nutritionnistes, de coiffeurs, de manucures et de profs de yoga à sa disposition 24h/24. Etant donné en plus un potentiel de départ non négligeable, on va dire qu'elle a un corps de vingt-deux ans en 2009, ce qui n'est pas peu dire.
Lindsay Lohan, lorsqu'elle a des problèmes avec l'alcool ou les drogues, peut se payer une rehab de luxe.
Lindsay Lohan ne va pas, dans six semaines, être retrouvée morte à son domicile après une surdose de barbituriques.

Et pourtant...

Lorsque Bert Stern, en 1962, un mois et demi avant sa mort, photographie Marilyn, ça donne ça.






Lorsque Bert Stern, en 2009, photographie Lindsay Lohan, ça donne ça.







J'ai presque honte de participer à la débâcle.
Pourtant, quelque part, ça me rassure.

J'en étais venue, depuis des années que j'idolâtre Marilyn, à me dire que finalement la plus grande partie des raisons pour lesquelles je l'aimais tenaient au mythe plus qu'à la femme elle-même.
Son physique, notamment, est loin d'être idéal, au moins selon les canons actuels.

Mais il n'y a qu'à comparer ces photos pour "voir" réellement où se situe la particularité de Marilyn.
Elle est alcoolique, droguée, dépressive et pourtant elle rayonne.
Chacune de ses expressions est un bijou.
Regardez la ligne de sa clavicule, le galbe de son mollet.
Regardez la grâce de ses mains, de ses doigts.

Il n'y a jamais eu, et il n'y aura jamais qu'une Marilyn.




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