mercredi 28 avril 2010

You can't always get what you want

Je viens de réaliser quelque chose :

A chaque fois que je relis des bouts de ce blog (c'est quand même un sacré témoignage - six ans... et sans doute les six années les plus importantes de ma vie), et qu'automatiquement je porte un jugement sur mes écrits passés, je me rends compte que j'aime beaucoup - voire surtout - ce qu'à l'époque je considérais comme "mauvais".
Du coup, ça m'agace beaucoup de trouver dans les posts des commentaires auto-dévalorisateurs du style "Mon Dieu, que j'écris mal ces temps-ci" ou "Tout ça est vraiment inintéressant au possible".
Ce qui est encore plus drôle, c'est qu'en ce moment je n'ai pas tellement l'oeil du tigre et si je traînais sur ce blog avec la vague intention de poster, c'était dans l'optique de faire un de ces posts un peu lugubres - "rien à raconter en ce moment, ça sert à rien, blabla"...

...Bref on dirait que c'est quand je m'exprime de la manière la plus impulsive et que je raconte ce qui me passe par la tête - même si ça me paraît pathétique sur le moment - que j'arrive à m'émouvoir le plus, rétrospectivement. Ca m'amuse. Quelque part ça en dit long sur la vanité de l'esprit et du jugement. Ce qui semble avoir un sens n'en a bientôt plus, et ce qui n'en avait pas en acquiert.

Je m'abîme dans le ciel bleu en admirant ma rivière, je regarde encore une fois par la fenêtre, je médite.
Mon esprit a deux pôles : contemplation et responsabilités. Mon défi quotidien, l'objectif à ce jour non atteint, c'est de les forcer à coïncider.

Je vais brûler de l'encens et penser à ma jeunesse, aux fraises écrasées, au Fanta citron, au chèvrefeuille, au cuir sur les mollets et aux instants précis.

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