vendredi 30 juillet 2010

Désoeuvrement

J'ai retrouvé ces quelques lignes dans mes affaires, je pense qu'elles datent de trois ans environ.
Elles sont écrites sur une de ces feuilles de couleur que l'on utilise comme brouillon lors des examens.

Tandis qu'autour de moi studieusement s'affairent
Les autres étudiants, penchés sur leurs copies,
Mon esprit vagabonde et je ne sais que faire,
Désemparée, oisive au milieu de l'amphi.

Que puis-je bien vous dire, Joachim du Bellay ?
En vérité je goûte votre poésie,
Mais que dire, que faire enfin, qu'y ajouter ?
C'est briser sa valeur que d'estimer son prix.

A vous je dis de même, bon sire Rabelais.
Votre histoire n'est pas sans me plaire, pardieu.
Toute drôle, toute belle qu'elle soit je ne peux
Pourtant sus disserter, car carnage serait.

Enfin monsieur de Troyes !... Enfin, mon cher Chrétien !...
Sur vous je n'ai pas même un compliment à faire.
Que dire... Voyons... Je cherche... Ah ! Ca y est, il me vient
Un conseil : fourrez-vous votre épée au derrière.

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