vendredi 25 novembre 2011

Castle

- I think it's always been there, deep inside, since that night.
- The night your mom was killed ?
- Hm-hm. I've let it define me, drive me… It's made me who I am. But now…
- But now ?
- I wanna be more than who I am. …But I don't know if I know how to do that without letting my mom down.
- She's dead, Kate. You can't let her down. The only person you can let down is yourself. Her death is part of you, and you're gonna have to make peace with that (…). But it doesn't have to limit you.
- …How am I supposed to let go ?
- I can help you. But the question is, are you ready ?


- Yeah, I think I am.

dimanche 2 octobre 2011

HAINE.

C'est la mode de bloguer sur la haine. Et par "c'est la mode" je veux dire qu'Hao l'a fait et que donc je l'imite.
Monkey see, monkey do.
Vous remarquerez que ma haine est particulièrement concentrée sur les gens. J'y peux rien, les chats et les gratins dauphinois me laissent vivre ma vie tranquille, EUX.

JE HAIS les gens qui disent une connerie (ou au mieux une platitude) et finissent par "Méditez là-dessus". Je médite actuellement sur la façon dont je pourrais leur éclater les rotules, leur crever les yeux et leur faire boire leur propre sang par litres entiers, tout ceci sans les tuer.

JE HAIS les gens qui disent "arrêtez de me corriger sur telle faute d'orthographe (exemple : je ferai/je ferais), je retiendrai jamais alors ça sert à rien". FAIS TOI UN POST-IT, BITCH.

JE HAIS les gens qui passent leur temps à scruter les jeunes filles pour estimer leur âge et le comparer avec leur tenue vestimentaire. Mention spéciale pour les connards (surtout des connasses, en fait, malheureusement) qui les prennent en photo en douce pour twitpic-er leur désapprobation. La vacuité de leur vie quotidienne me terrifie.

JE HAIS les gens qui disent "le but de l'art est de susciter des réactions, bonnes ou mauvaises ! Donc ce sandwich jambon-beurre géant installé de manière permanente au milieu du château de Versailles remplit parfaitement son rôle". Je ne suis pas certaine de connaître le but de l'art, mais si par hasard c'est l'incitation au meurtre d'élus locaux, ça marche du tonnerre.

JE HAIS les gens qui utilisent "féministe" comme un gros mot. Dialogue entendu récemment (de la bouche des invitées d'un podcast pourtant chéri) :
Fille 1 : "Les organisations type Girls In Tech, c'est quand même limite, genre... c'est les filles entre elles, genre tu vois..."
Fille 2 : "Ouais ça fait un peu féministe"
Fille 1 : "Ouais voilà"
Je crois pas avoir besoin de commenter.

JE HAIS les gens qui regardent, pour rire, des vidéos de malades atteints du syndrome de la Tourette (en général ceux qui crient des insanités, notez que c'est une variante rare de la maladie).
Hahaha, trop marrant, le mec il a une maladie neurologique qui en fait la risée de l'humanité, et ce à vie ! ;D lol

JE HAIS les gens qui se croient très malins de t'expliquer, si tu mentionnes le MBTI, que c'est quand même trop nul de mettre des gens dans des cases et de toute façon eux ils sont inclassables (le tout sans connaître le début du premier mot des théories du MBTI, bien sûr).

JE HAIS les gens qui passent leur temps à se plaindre que "dans notre société on est jugé sur l'apparence" alors que ce sont eux-mêmes les plus enragés à le faire. Mention spéciale pour ceux qui considèrent que si une fille est jolie ou porte des talons hauts, elle est très certainement idiote.

JE HAIS les gens qui font mal leur travail et qui mettent un point d'honneur à écraser ceux qui essaient de le faire du mieux qu'ils peuvent. Ça a l'air d'un cliché, mais bon sang, j'en ai rencontré des secrétaires qui méprisent totalement les usagers/patients et essaient de saboter les efforts des autres pour les aider.

JE HAIS les gens qui se disent "bilingues" parce qu'ils parlent relativement bien une langue, en général l'anglais. Pour prendre un exemple, Hao a obtenu la note de 980/990 au TOEIC et ni elle ni moi ne considérons que sa compétence correspond au bilinguisme. Être très, très à l'aise en anglais à l'écrit et à l'oral ne signifie absolument pas que l'on approche même la compétence d'un locuteur natif.
Cher "bilingue", je vais te faire une faveur et t'offrir un petit auto-test gratos : comment dit-on "Ortie" en anglais ? "Poivron" ? "Girouette" ? "Toupie" ? "Poissonnier" ? "Menottes" ? "Navet" ? "Tisane" ? "Louche" ? "Courgette" ? "Galet" ? "Mollet" ? "Corde à sauter" ?
Dis donc, je me trompe peut-être, mais il me semble que pour un bilingue, tu galères beaucoup sur ce vocabulaire digne d'un enfant de dix ans.

Mais le pire dans tout ça, c'est que j'ai beau les haïr de faire tous ces trucs, au fond je peux pas m'empêcher d'aimer les gens.
Stupide Litchee !

mercredi 28 septembre 2011

Oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu.

Pote, tu as un moment pour une démonstration sous forme audiovisuelle ?
Si tu les as pas, reviens plus tard, parce que c'est assez important que tu regardes quelques minutes de chaque vidéo sinon tu vas rien comprire.

Bon.
Je sais que quand on te dit de regarder une vidéo sur un blog, tu as la flemme et tu passes directement à la suite. Mais là, vraiment, rends-toi donc service et regarde ce petit film :




C'est beau, hein ? Juste quelques meufs plutôt badass, un paysage agréable, une musique superbe (la chanson c'est Rox in the Box de The Decemberists, penche-toi sur ce groupe si tu aimes le folk, tu vas kiffer). Une bonne caméra et un bon montage, et on obtient quelque chose d'unique.

Maintenant, demande-toi ce qu'on obtiendrait avec une ville magnifique à mille facettes chargées d'histoire et des milliers d'euros de subvention.
Ben te demande plus, on obtient ça :




Je ne sais même pas par où commencer. La musique inutile ? L'image sautillante et granuleuse ? Le Spiderman ultra-cheapos qui enjambe des barrières ? L'espèce de saltimbanque ridicule avec son cheval ? Le fait qu'ils aient réussi à ne montrer de Nantes qu'une succession d'images grisâtres et sans charme ? Et le montage ! Le montage ! Mon Dieu, le montage. o_o
Ce n'est pas seulement que je suis déçue, moi qui m'attendais à voir sublimée une ville dont je suis profondément amoureuse.
Ce n'est pas seulement que j'ai honte, car je ne vois pas qui, après ça, aurait envie de la visiter.
C'est que j'en ai ma claque de voir l'argent public dépensé dans des immondices pareils.

Ah oui, et le truc qui m'a achevée, c'est la fin - je sais pas si tu as tenu jusque là, crois-moi, je te comprends si ce n'est pas le cas - où on voit s'afficher les mots "Le Voyage à Nantes" (gimmick de cette fosse à impôts signée Nantes Métropole) qui s'effacent pour laisser place à "A Journey to Nantes".
Haha.
Vous essayez de me faire croire que parmi toute votre équipe de bras cassés, il y avait pas UN anglophone digne de ce nom qui vous aurait dit que "journey" signifiait plus "trajet" que voyage, et que "a journey to Nantes", ça voulait dire genre le trajet de Paris à Nantes ? Que dans aucun univers parallèle de tout l'espace-temps, ça voulait dire un voyage DANS Nantes ? Qu'une bonne traduction, ç'aurait été par exemple "A trip to Nantes" ?
Allez, cassez-vous, je veux plus vous voir.

jeudi 16 juin 2011

Insomnie.

Respirer à pleines mains l'air du petit matin.
L'air de la ville qui sent la pollution et le chèvrefeuille.
Il pleut sur la ville mais pas dans mon coeur. Il pleut sur le pavé et le pavé s'illumine de l'orangé des phares et du rose de l'aurore. C'est une vision de dessin animé.
Il y a une musique tropicale aussi dans le son de la pluie, le chant des oiseaux, et le vert des arbres au-dessus de la rivière.
Il y a des joggers à qui j'ai envie de proposer un café. Parce que vraiment… A cette heure, par ce temps ?
Les péniches dorment encore. Les canards aussi.
Le ciel est tout plein de fourrure grise mais l'horizon est d'un vert pâle bien clair.

Décidément, je les adore ces aubes pluvieuses des nuits blanches, quand j'ai envie de m'asseoir sur mon balcon et de me laisser prendre l'eau, comme une bienheureuse idiote.

Je suis restée un peu moi, quand même.

vendredi 10 juin 2011

Defying Gravity

Vous savez quoi ? En ce moment, je ne suis pas moi.

Je ne suis pas moi qui contemple toujours au lieu d'agir et qui rêve au lieu de penser.

Je suis pourtant tellement habituée à être cette personne-là, depuis mille ans au moins : je me connais bien.
Moi, je suis celle qui regarde en arrière et qui pleure sur un rayon de soleil, sur le goût d'un fruit et le parfum d'une crème solaire. Je suis celle qui regarde la nuit se défaire alors que tout le monde est couché ; celle qui boit du thé en écoutant ça et qui a l'impression d'être le seul être vivant dans l'univers.
J'ai été l'adolescente qui escalade sa fenêtre en pleine nuit pour aller se rouler dans l'herbe mouillée, et traverse la ville comme un fantôme pour se baigner toute seule dans la mer. J'ai été l'enfant qui rentre chez elle sans son cartable.
Et puis aussi, j'ai été abîmée. Des vilains coups qui laissent des vilaines plaies. J'ai commencé à avoir peur de vivre, de perdre mes souvenirs, de trahir ceux que je laissais derrière moi. J'ai considéré l'avenir comme le lieu noir de toutes les souffrances ; au moins, le passé avait toujours ses couleurs.

Et en ce moment, on dirait que la vie a réussi à m'attraper.
On dirait que j'ai pris conscience de quelque chose et que ma main s'est refermée sur une prise… amorçant la montée.
Oh, je ne veux pas dire que je rencontre de grands succès, ou même de petits succès. Mais, oui, on dirait bien que j'essaie.

Idée incroyable, inouïe il y a encore quelques mois.

J'essaie.

mercredi 27 avril 2011

@melanielaurent



Hé oui, Mélanie, toute médaille a son revers. Tu étais si contente de te retrouver du jour au lendemain invitée chez des gens à L.A., des gens qui ont un cinéma chez eux et aussi un avion. Tu étais si contente de porter des belles robes et de côtoyer la crème de la crème le long du tapis rouge.
Apprends que dans ce monde, oui, on observe d'un peu près les gens qui font tout ça. Parce que vous faites tout ça, non pas pour nous offrir quelque chose - je crois que c'est ça que tu n'as pas compris - mais pour nous le VENDRE. Que ça te plaise ou non, que tu l'assumes ou pas, c'est pour nous le vendre, pour qu'on dépense l'argent que l'on gagne jour après jour grâce à nos boulots de merde.
Meuf, il y a des musiciens bourrés de talent qui jamais ne sortiront un disque. Toi tu ne sais pas chanter - et je ne dis pas ça pour te blesser, mais allons, tu le sais bien, quand même - mais tu le fais, et tu enregistres un album et tu tournes des clips. Pour ça des gens dépensent beaucoup d'argent dans l'espoir d'en gagner encore bien plus.

Tu comprends ce que j'essaie de te dire ?
Tu comprends que c'est à nous qu'on demande de rembourser ton album et tes clips, avec même un petit supplément histoire de payer à ton producteur sa piscine olympique et à toi tes petites robes Balmain, et avec le sourire s'il vous plaît ? Sans déconner, tu croyais que ce que tu faisais, c'était gratuit ?
Non... À d'autres. Par pitié.

L'état d'esprit "tu n'iras pas à Baltard", que tu regrettes, je le regrette aussi.
Tu te demandes d'où il vient : je vais te le dire.
Dans le temps jadis, si la production d'un artiste ne plaisait pas au public, on ne l'entendait pas. C'est aussi simple que ça. Ton album ne plaisait qu'à toi, eh bien tu rentrais chez toi et tu l'écoutais. Toute seule. Personne n'allait te chercher chez toi pour te dire que c'était nul.
Aujourd'hui, la machine est trop bien huilée. Si quelqu'un a la possibilité de faire du fric ou du buzz, qu'il soit talentueux ou pas, on va l'entendre. Oh oui, on va l'entendre ad nauseam.
C'est ton cas. Je ne voulais pas spécialement écouter tes chansons, mais il aurait été difficile d'y échapper. Parce que ta maison de disques - à laquelle tu as donné ton aval, avec laquelle tu as signé un contrat, je me permets de te le rappeler - a imposé ton album au monde, en particulier sur Internet parce que c'est là que les choses se passent aujourd'hui.
Quand on impose aux gens quelque chose qu'ils n'aiment pas, et qu'on leur demande de cracher leur fric, ils ont le sacré putain de droit de dire : NON.

Je ne les déteste même pas particulièrement, tes foutues chansons…
Mais que tu aies mis tes tripes dedans ou pas, n'oublie jamais qui te paye tes fringues et tes voyages, n'oublie jamais que personne n'est obligé de te soutenir, et que si ce que tu fais ne plaît pas, tu ne peux absolument rien y faire, encore moins lancer des reproches.

samedi 19 mars 2011

The ships have come to carry you home

Et oui, toi, toi aussi.
J'aimerais que tu reviennes, ma Dame du Lac.

vendredi 11 mars 2011

There was no one there. No Forest.

Il me manque, il me manque, il me manque, il me manque.

Et avec lui me manque un temps qui n'était pas marqué par l'absence, un temps qui n'était pas recouvert de cendres. Un temps de soleil et de rires.

Ce qui me manque, c'est les fibres de son pull quand il me serrait contre lui, c'est sa voix le matin, c'est son regard et ses lunettes, son odeur et ses affaires en désordre, ses affaires qui maintenant sont perpétuellement bien rangées.

C'est le regarder et le voir me sourire en retour.

J'attends toujours de me réveiller de ce mauvais rêve où il n'est pas là, où il ne peut pas sécher mes larmes, ce rêve horrible et absurde où il n'est qu'une poussière dans le vent.

Je voudrais débarquer dans le salon et le voir là, je voudrais le prendre en photo. Je voudrais arracher tous ses souvenirs que le passé m'a volés pour les coller dans mon présent et peu importe si je déchire les pages au passage.
Je voudrais que "Papa" redevienne une apostrophe, et pas toujours le sujet d'une phrase à l'imparfait.

Je voudrais qu'il cesse d'être une ombre furtive que j'ai du mal à saisir à travers le chagrin. Qu'il redevienne un être de chair, qu'il m'accompagne le long de ma vie pendant au moins vingt ans encore.
Qu'il arrête d'être une photo ou une voix dans un haut-parleur et qu'il revienne me chercher.

lundi 14 février 2011

Rétrospective

Vous savez, de temps en temps, je relis ce blog.

Ce qui est marrant, c'est que logiquement, je devrais hurler, me trouver ridicule, et supprimer des posts entiers.
En réalité, je hurle, je me trouve ridicule, et je laisse tout tel quel.
Je ne corrige même pas les fautes de frappe...

Quand on vit dans les nuages comme moi, c'est si précieux de retrouver tout ça.
Les commentaires aussi.

Je vous dis en vrac ce que je trouve drôle ou intéressant (ça vous dispensera de relire vous-mêmes):

- J'adore le fait qu'au début, il y a genre deux posts, mais plein de commentaires qui disent que c'est trop bien. Alors que 95% des posts ne contiennent que des paroles de chansons. J'avais couché avec qui pour avoir une fanbase pareille ?

- Je ne cesserai jamais d'être fascinée par la quantité d'auto-apitoiement que peut contenir une adolescente, qui plus est de masse corporelle plutôt faible.

- Le moment de la rupture avec M. est savoureux. Le monde s'était écroulé ce jour-là, je m'en souviens encore. Et il neigeait, et je pleurais, et à chaque fois que je relis ça je sens à nouveau ces larmes. J'avais bien capturé tout ça, je trouve.
Quoi ? Je ne peux pas dire que du mal de moi en permanence, non plus.

- J'aime bien aussi relire "Drop it like it's hot", parce que - et c'est l'avantage de lire quelque chose qu'on a écrit soi-même - à chaque phrase, je me souviens de quelle sensation je voulais parler, très précisément.

- Je suis terriblement agacée par la manie que j'avais d'écrire sans majuscules en début de phrase. D'où ça sort, ça ? Je m'imaginais que ça me donnait un genre. Quelle connerie.

- La "reprise" en 2007 est hyper brutale, surtout à cause de ce qui n'est pas écrit.
Par exemple, je me souviens très bien de la journée qui avait suivi "nuit blanche".
Maman m'avait appelée pour que je revienne de Nantes…
Ce contraste entre 2005 et 2007, c'est vraiment palpable. A un moment, on est dans un univers rose et noir de gamine qui a trop des problèmes dans la vie parce que la vie c'est trop dur, tu vois. Et puis le moment d'après, tout est gris.
Et bam, août 2007, allez, on remet une couche.
Bonjour l'ambiance.

Après, bon, ça devient trop proche pour être intéressant. J'ai juste honte d'avoir abandonné "Mercredi, c'est Maxime !", une rubrique promise à un bel avenir.


Vous l'avez peut-être compris, mais relire ça me redonne envie de me confier davantage à ce blog. De réécrire des trucs tout bêtes sans aucun autre intérêt que de raconter sa life. Ne serait-ce que pour les relire, sept ans plus tard.

J'ai aussi envie de vous poser une question : vous êtes qui, là ?
Ca fait des mois, voire des années que j'écris pour un lectorat fantôme...
Ca vous embêterait juste de laisser un commentaire vite fait ?
Promis, c'est pas pour gonfler les stats (haha :D), c'est juste pour savoir.
Souris et Morse, vous êtes pas obligés, je sais que vous êtes là :p

dimanche 13 février 2011

Marie-Madeleine

Tu sais, je te connais, Marie-Madeleine.

Je connais la jeune fille naïve que tu as été. Aussi adolescente que l'on puisse être dans un monde où cet âge n'existe pas, faisant le mur pour aller voir des garçons que l'on appelait des hommes.
Je t'ai vue confondre maladroitement Le Tasse et Pétrarque, comme une petite oie qui veut être une grande dame. A qui on a envie de dire, "Oh… honey…"
Je t'ai vue te marier et apprendre la solitude. Te jeter dans une correspondance avec un homme qui disait t'aimer à la folie ; te fâcher lorsqu'il te délaissait. Cet homme qui t'écrit des poèmes en t'appelant cruelle, je vois bien c'est toi qui le supplies, pas l'inverse…
Je t'ai vue te prendre d'amitié pour une jeune femme qui, je pense, te rappelait la jeune fille que tu avais été, pleine de charme et d'esprit. Tu savais déjà, alors, que ces armes n'étaient pas suffisantes dans le monde où tu vis. Tu devais te douter qu'elles ne la sauveraient pas. Tu l'as aimée quand même et tu l'as regardée mourir.
Mais tu as eu des amis qui ont vécu, aussi, et qui te comprenaient, des amis brillants, honnêtes et purs, ou autant que l'on puisse l'être.
Tu étais souvent malade et tu te battais contre toi-même, contre ton coeur passionné que tu voulais dompter parce que tu voulais être une femme qui se contrôle, pas une femme contrôlée. Tu étais dépressive, tu sais, même si tu ne connaissais pas ce mot.
Mais tu construisais ton univers à l'intérieur.

Tu as écrit un chef-d'oeuvre.

Ma chère Marie-Madeleine imparfaite et rageant contre la vie, je voulais simplement te dire que tu es entrée dans l'histoire. Tu as eu ta revanche.
Tu n'as pas été oubliée.