vendredi 11 mars 2011

There was no one there. No Forest.

Il me manque, il me manque, il me manque, il me manque.

Et avec lui me manque un temps qui n'était pas marqué par l'absence, un temps qui n'était pas recouvert de cendres. Un temps de soleil et de rires.

Ce qui me manque, c'est les fibres de son pull quand il me serrait contre lui, c'est sa voix le matin, c'est son regard et ses lunettes, son odeur et ses affaires en désordre, ses affaires qui maintenant sont perpétuellement bien rangées.

C'est le regarder et le voir me sourire en retour.

J'attends toujours de me réveiller de ce mauvais rêve où il n'est pas là, où il ne peut pas sécher mes larmes, ce rêve horrible et absurde où il n'est qu'une poussière dans le vent.

Je voudrais débarquer dans le salon et le voir là, je voudrais le prendre en photo. Je voudrais arracher tous ses souvenirs que le passé m'a volés pour les coller dans mon présent et peu importe si je déchire les pages au passage.
Je voudrais que "Papa" redevienne une apostrophe, et pas toujours le sujet d'une phrase à l'imparfait.

Je voudrais qu'il cesse d'être une ombre furtive que j'ai du mal à saisir à travers le chagrin. Qu'il redevienne un être de chair, qu'il m'accompagne le long de ma vie pendant au moins vingt ans encore.
Qu'il arrête d'être une photo ou une voix dans un haut-parleur et qu'il revienne me chercher.

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